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Emboles de cholestérol : incidence annuelle après coronarographie et rôle de la voie d’abord (radiale vs fémorale)

(2023)

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La maladie à emboles de cholestérol constitue l’une des complications de la coronarographie. Elle est caractérisée par une atteinte multi-systémique, volontiers sévère notamment en cas d’atteinte rénale, et surtout par son pronostic péjoratif vu le peu de thérapeutiques disponibles à ce jour. Pourtant, le choix de la voie d’abord de coronarographie pourrait contribuer à réduire le risque de développer cette maladie : en effet, en limitant son contact avec les segments les plus athéromateux de l’aorte, l’abord radial pourrait constituer une meilleure prévention de la maladie à emboles de cholestérol par rapport à l’abord fémoral. Ainsi, nous allons étudier l’incidence de la maladie et évaluer l’existence ou non d’une différence significative entre les 2 voies d’abord. Les données analysées comprennent les patients hospitalisés aux Cliniques Universitaires Saint-Luc avec le code d’athéroembolisme entre les années 2005 et 2019 (2015 exclue) ce qui correspond à 84 patients. Après application des critères d’inclusion (notamment la réalisation d’une coronarographie) et d’exclusion, il reste 20 patients éligibles à l’analyse statistique, répartis respectivement en 9 cas avec un diagnostic suspecté d’emboles de cholestérol et 11 cas certains d’emboles de cholestérol. L’analyse statistique se fera en utilisant le test du X² ou le test exact de Fisher avec une p-value < 0.05 considérée comme significative. Nous disposons pour chaque année du nombre de coronarographies réalisées (total= 37888) et de leur répartition en abord radial versus fémoral. Pour la période 2005-2019 soit 14 ans, l’incidence globale de la maladie aux CUSL est 0,029% et respectivement de 0,019% pour la voie radiale et de 0,037% pour la voie fémorale. L’analyse statistique montre que, vu une p-value= 0.373, il n’existe pas de différence significative d’incidence selon la voie d’abord pour les cas certains. Ceci est aussi vrai en tenant compte des cas suspectés (p-value=0.257). Le résultat des cas certains est différent de ce que l’on aurait pu attendre étant donné le shift progressif vers la voie radiale opéré à partir de 2012-2013, associé à une faible incidence de la maladie dans les années ayant suivi mais il est impacté par le faible nombre de cas certains (11). En parallèle, la littérature existante à ce jour suggère également l’existence d’un risque réduit avec la voie d’abord radiale avec, notamment dans l’une des études, un facteur supplémentaire ayant influencé l’incidence de la maladie, à savoir l’utilisation d’une gaine interne entre le cathéter de guidage et le fil-guide, pouvant potentiellement constituer un élément de prévention en cas d’utilisation systématique. Dès lors, en l’absence de résultats très concluants (et en l’absence de tout essai randomisé), le choix de la voie d’abord restera du ressort du jugement clinique. Bien que la prise en charge reste à ce jour limitée aux traitements des complications de la maladie, notamment des complications rénales, certaines études et case-reports, bien que limités, ont suggéré un bénéfice avec l’utilisation de l’aphérèse de LDL-cholestérol ou encore de l’association de corticoïdes à faible dose avec un analogue de la prostacycline. Ainsi, à l’avenir, en évaluant avec des études à grande échelle ces nouveaux moyens thérapeutiques, on pourrait disposer à terme de traitements permettant d’améliorer le pronostic de la maladie à emboles de cholestérol.