Le diagnostic génétique préimplantatoire et ses nouvelles fonctionnalités : une véritable hérésie juridique. Le législateur est-il capable d'incorporer ce progrès scientifique aux normes juridiques ?
Files
Deneffe_76341900_2022.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.19 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le couple qui craint de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant, peut opter pour le diagnostic génétique préimplantatoire. Ce dernier avait comme visée initiale de détecter des anomalies génétiques sur les embryons conçus par fécondation in vitro. Par le biais de cette méthode, la sélection et l'implantation d'embryons non affectés par l'anomalie, pourrait conduire à une grossesse à terme et à un enfant en bonne santé. Si la technique du DPI s'arrêtait à cette finalité, les débats éthiques quant à une potentielle dérive eugénique s'estomperaient assez rapidement. La raison qui suscite de nombreuses interrogations d'un point de vue moral et légal, est le détournement du but thérapeutique du diagnostic génétique préimplantatoire. Le désir fantasmatique des futurs parents de confectionner un bébé sur mesure selon les critères physiques de leur choix, pourrait pousser à l'extrême l'utilisation du DPI.