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Identification des critères d’inclusion des participants d’une nouvelle batterie de tests neuropsychologiques sur smartphone pour l’évaluation des déficits cognitifs dans le cadre d’apnées obstructives du sommeil

(2022)

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Revue de la littérature : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est l’un des troubles du sommeil les plus fréquents étant donné sa prévalence élevée dans la population générale, mais il reste cependant très peu diagnostiqué (Olaithe et al., 2015). Ce syndrome entraine de nombreuses conséquences, tant sur la qualité de vie que sur la santé des patients (Heinzer et al., 2007). Ces conséquences affectent principalement les fonctions cognitives des patients SAOS, telles que l’attention soutenue, l’attention divisée, la vigilance et l’inhibition. Le diagnostic actuel repose le plus souvent sur la polysomnographie, examen cependant couteux en temps et en argent (Jordan et al., 2014). C’est pour cela que le dispositif Sunrise, permettant le diagnostic autonome à domicile ainsi que le suivi de l’évolution du syndrome, a été développé. En ce qui concerne l’évaluation des fonctions cognitives du SAOS, il n’existe à ce jour aucune batterie de tests sur smartphone permettant l’évaluation autonome à domicile. C’est dans ce contexte que la batterie de tests neuropsychologiques utilisée dans cette étude a été développée. Lors de précédentes études, cette batterie de tests sur smartphone, avait prouvé son efficacité en comparaison à cette même batterie disponible sur ordinateur (Karasu et Lacroix, 2020). Cependant, cette batterie de test sur SP n’avait pas démontré sa capacité à discriminer un groupe de participants sains et un groupe de participants composés de patients SAOS (Knop et Lacroix, 2021). L’objectif de ce mémoire était double. Notre premier objectif, était d’identifier des critères d’inclusion à la batterie de tests qui lorsqu’appliqués permettent à celle-ci de discriminer les fonctions cognitives des patients SAOS de celles des participants du groupe contrôle. Ces critères plus précis de sélection serviront dans une étude ultérieure de réévaluation de cette batterie de tests afin de prouver sa validité discriminante. Notre deuxième objectif consistait, à la suite des résultats non concluants de la première partie, à identifier les limites de la batterie de test sur SP qui expliquerait pourquoi elle n’était pas discriminante entre les deux populations considérées (SAOS versus contrôle). Ces limites sont à prendre en compte dans un possible réajustement de la batterie de tests dans une étude ultérieure. Hypothèses : Pour la première partie de ce mémoire, nous avions onze hypothèses : dans notre première étude, nous nous attendions à observer, pour les variables cognitives, des TR médians (H1.1) et des taux d’omission (H1.2) significativement plus élevés chez le groupe test (composé de patients atteints de SAOS) que chez le groupe contrôle. Dans notre seconde étude, pour les données 1, nous nous attendions à observer des corrélations significatives positives (H2.1), entre les variables d’analyses du sommeil : « score total à l’échelle ESS », « index de sévérité des insomnies », « index des micro-éveils » et « durée cumulée de l'augmentation du nombre d'inspirations du temps total de sommeil en minutes » et les variables cognitives, ainsi que des corrélations significatives négatives (H2.2) entre les variables cognitives et les variables : « efficacité du sommeil » et « temps total de sommeil en minutes », et notamment avec les variables d’inhibition et de vigilance (H2.3). Pour les données 2, nous nous attendions à observer des corrélations significatives positives (H2.4), entre le score au questionnaire ESS et l’ensemble des variables cognitives. Dans notre troisième étude, nous nous attendions également à observer des TR médians (H3.1) et des taux d’omission (H3.2) significativement différents au sein d’un même groupe de participants (groupe contrôle et groupe de patients SAOS) en fonction de l’expérimentateur qui avait évalué le groupe. Dans une quatrième étude, pour les deux jeux de données (1 et 2), nous nous attendions à observer une corrélation positive entre les TR médians chez les sujets les plus déprimés dans les épreuves d’inhibition, de vigilance et d’attention sélective (H4.1), une corrélation positive entre les temps de réaction dans l’épreuve d’inhibition et la variable d’anxiété (H4.2), ainsi qu’une corrélation négative ou positive entre l’anxiété et les TR médians en attention divisée et sélective (H4.3). Pour la deuxième partie de ce mémoire, nous avions une hypothèse, nous nous attendions à récolter des feedbacks négatifs sur la batterie de tests via les réponses obtenues dans les deux questionnaires, ainsi que via les remarques sur la batterie de tests (H5.1). Méthode : Afin d’identifier des critères d’inclusion/exclusion des participants, nous avons réévalué les données de la précédente étude réalisée par Charline Knop et Emilie Lacroix (2021) (base de données 1), ainsi que généré une nouvelle base de données (base de données 2). Afin d’identifier les limites de la batterie de tests, nous avons récolté les évaluations négatives, les plaintes et les ajustements proposées par les participants contrôles de notre nouvelle base de données 2. Pour la base de données 1 : se référer à l’étude de Charline Knop et Lacroix (2021). Pour la base de données 2 : 20 participants contrôles avaient été recrutés. Les participants avaient été amenés à compléter les questionnaires mentionnés dans cette étude, après avoir passé la batterie de tests sur SP. Résultats : Pour la première partie de ce mémoire, aucune des hypothèses n’a été vérifiée. En conséquence, aucun critère d’inclusion des participants à la batterie de test n’a donc pu être identifié. Pour la seconde partie, les principales critiques sur la batterie de tests étaient qu’elle manque de fantaisie, avait un caractère trop habituel et était conservatrice, qu’elle manquait de stimulation et de nouveauté. Ce qui ressortait également c’est que le contraste du fond noir avec les boules vertes faisait mal aux yeux et à la tête, et que la version sur ordinateur serait préférable afin de régler l’angle de vue et le niveau des yeux. Ceci nous a conduit à repenser au fonctionnement de la batterie en elle-même plutôt que les critères de sélection des participants. Discussion : Les différentes analyses réalisées dans cette étude ne permettaient pas d’identifier des critères d’inclusion des participants à la batterie de tests neuropsychologiques sur SP, permettant de restaurer la capacité discriminante de celle-ci. L’analyse des feedbacks des participants à cette batterie de tests suggérait qu’elle présentait des limites dues à son format et son design, qui impacteraient probablement négativement les fonctions cognitives des participants lors de sa passation. Il serait intéressant de travailler dans de futures recherches, sur une taille d’échantillon plus grande, afin d’augmenter la puissance statistique de l’étude et de tester les résultats des participants à cette batterie de tests non pas sur SP mais sur PC, pour éviter les possibles biais liés au format SP. La batterie de tests pourrait alors être validée en comparant les résultats obtenus à l’aide de celle-ci aux résultats obtenus sur une batterie de tests neuropsychologiques validée telle que la TAP. Cette batterie de tests neuropsychologiques pourra, une fois validée, assurer un suivi continu de l’évolution des fonctions cognitives des patients SAOS dans leur propre environnement.