La réoralisation d’un exposé oral : Quels impacts sur les émotions des élèves d’une classe de 6e primaire ?
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- Au niveau scolaire, le travail autour de l’oral est peu exploité comparativement aux autres disciplines (Colognesi & Deschepper, 2019 ; Colognesi & Dolz, 2017). En ce qui concerne les exposés oraux, ils ne sont que très peu enseignés en classe (Stordeur et al., 2021). Le premier jet oral est généralement directement évalué, sans laisser l’occasion aux élèves de s’exercer. Ces derniers n’ont donc pas la possibilité de retravailler certains aspects à améliorer (Lafontaine et Messier, 2009 ; Lemery, 1996). Les exposés oraux auraient pourtant un certain impact au niveau des émotions des élèves. Le manque de formation (Hsu, 2012) ou le manque de préparation (Khalil Abunawaw & Saleh AlJbour, 2020 ; Vaishali et al., 2021) par exemple, pourrait engendrer du stress, de l’insécurité. L’objectif de cette recherche est de tenter de déterminer quels sont les impacts de la réoralisation d’un exposé au niveau des émotions des élèves. Pour ce faire, nous avons demandé à une classe de 6e primaire de réaliser une première oralisation avant la présentation finale de leur exposé oral. Nous avons réalisé une recherche en utilisant une méthode mixte. Les données quantitatives ont été récoltées par le biais d’un questionnaire auto-rapporté sur les émotions ressenties par les élèves durant leurs deux passages. Les données qualitatives ont quant à elles été récoltées par le biais d’un entretien d’autoconfrontation et par le dessin de vagues d’émotions. La triangulation des données entre les résultats quantitatifs et qualitatifs a permis de mettre en avant une diminution des émotions négatives activantes et désactivantes, ainsi qu’une augmentation des émotions positives activantes suite à la réoralisation. La réoralisation d’un exposé oral aurait donc un impact positif vis-à-vis des émotions des élèves, notamment grâce au feedback des pairs et au travail réalisé entre les deux temps de parole. Ce mémoire s’inscrit dans la thèse de Marie-France Stordeur et a été réalisé sous la forme d’un article scientifique.