ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Expérience de femmes cyclistes à Bruxelles : Pratique du vélo, interactions et harcèlement de rue

(2022)

Files

FOUCART_21070800_2022.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 685.32 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
A travers une exploration théorique et des entretiens réalisés auprès de neuf cyclistes bruxelloises, cette recherche a pour but de mettre en exergue, à l’instar du rapport établi en 2020 par Pro Velo que le genre module les expériences de mobilité et spécifiquement en ce qui concerne le rapport au corps et les interactions dans l’espace public. La première partie explore d’une part la dimension genrée de la mobilité et d’autre part la permanence des rapports de pouvoirs dans l’espace public dont le sentiment d’insécurité est l’une des conséquences. Elle s’attarde également sur la spécificité de la pratique cycliste et sur le phénomène du harcèlement de rue afin de procéder à une analyse qualitative dont le but est de faire un lien entre la pratique cycliste, les interactions des usagères et leur confrontation au phénomène du harcèlement de rue. Les entretiens permettent d’aboutir à la conclusion que pour la plupart des répondantes, la pratique cycliste est en effet une solution effective pour se prémunir des agressions, de par l’autonomie qu’elle offre et la rapidité des déplacements. Cependant les entretiens permettent également de pointer du doigt une autre dimension de la question, à savoir que la pratique du vélo pouvait être une contrainte supplémentaire à l’inconfort dans l’espace public. Au-delà de la pratique cycliste comme vecteur d’agression qui s’exprime en fonction du genre, les déplacements à vélo peuvent donner à leur usagère une plus grande visibilité qui les expose dès lors à plus d’agressivité. Cette contrainte supplémentaire s’articule possiblement lorsque d’autres traits identitaires s’ajoutent à la condition de femme : origine ethnique, handicap, physique différent de la « norme » (blanche cisgenre hétéro), ce qui constitue une piste pour une étude future. Summary: Through a theorical approach and a serie of nine interview, this sudy is about demonstrating that, along with the 2020 paper issued by Pro Velo, gender is a factor in the experience of mobility and in particular when it is about the relation to the body and de interactions in the public space. The first part of the study is about de gender questions of mobility and the uneven distribution of power in the public space, among them, le feeling of insecurity. This study also aknowledge de specificity of cycling and de street harassement fenomenom in order to analyse de link between cycling through de city, interactions and confrontation with street harassement. The interviews led to the conclusion that for most of the inteviewees, cycling is an effective solution to face street harassement thanks to the autonomy and rapidity that it offers. However, it reveals another side of the thinking as cycling can also be a heavier restraint, especially for women who present another identitary trait that doen’t fit in the « heterosexual, cisgender, white normalization ». That is indeed a lead on another study.