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Poullet_Héloïse_01562001_2021-2022.pdf
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- L’alcoolisme, classé dans le chapitre des « troubles mentaux, comportementaux et neurodéveloppementaux » par l’OMS, touche plus d’un belge sur dix et est responsable de 5,3% de tous les décès au niveau mondial. Caractérisé par les 3 phases du cycle de l’addiction (consommation excessive/intoxication, sevrage/affecte négatif et préoccupation/anticipation), cette pathologie est complexe et présente une clinique hétérogène. Malgré son ampleur importante, le nombre de traitements approuvés dans le cadre de l’alcoolisme est restreint et le taux de rechute reste élevé. Il est désormais bien établi que l’interaction de plusieurs facteurs comme l’environnement, la situation psychosociale et la prédisposition génétique d’un individu peut rendre celui-ci susceptible à l’alcoolisme. Sachant que l’héritabilité de l’alcoolisme est d’environ 50%, l’enjeu de ce travail est de définir l’alcoolisme ainsi que les mécanismes neurobiologiques qui y sont associés afin de pouvoir parcourir les principaux gènes candidats potentiellement responsables, du moins en partie, de cette prédisposition génétique. En effet, dans le domaine de la génétique, les données scientifiques concernant la part du risque de l’alcoolisme porté par les gènes ne font qu’augmenter. L’étude des gènes peut également contribuer à réduire le taux d’échecs thérapeutiques en étudiant l’influence du génotype dans l’efficacité des traitements médicamenteux. Cette sous-discipline de la pharmacologie est appelée la pharmacogénétique et plusieurs découvertes y constituent de nouvelles pistes dans le traitement de l’alcoolisme dont quelques exemples seront cités brièvement afin de clôturer ce travail. Ce mémoire n’aborde qu’une partie des variations génétiques interindividuelles pouvant prédisposer à l’alcoolisme mais ces dernières sont suffisantes pour se rendre compte que dès la naissance nous ne partons pas tous égaux face à ce trouble mental ni aux traitements utilisés pour le traiter. Alcoholism, classified as a "mental, behavioral and neurodevelopmental disorder" by the WHO, affects more than one Belgian out of ten and is responsible for 5.3% of all deaths worldwide. Characterized by the 3 phases of the addiction cycle (binge/intoxication, withdrawal/negative effect and preoccupation/anticipation), this pathology is complex and presents a heterogeneous clinic. Despite its significant scope, the number of approved treatments for alcoholism is limited and the relapse rate remains high. It is now well established that the interaction of several factors such as the environment, the psychosocial situation and the genetic predisposition of an individual can make him susceptible to alcoholism. Knowing that the heritability of alcoholism is about 50%, the challenge of this work is to define alcoholism as well as the neurobiological mechanisms associated with it in order to browse the main candidate genes potentially responsible, at least in part, for this genetic predisposition. Indeed, in the field of genetics, the scientific data concerning the part of the risk of alcoholism carried by the genes are increasing. The study of genes can also contribute to reducing the rate of therapeutic failures by studying the influence of genotype in the effectiveness of drug treatments. This sub-discipline of pharmacology is called pharmacogenetics and several discoveries constitute new avenues for the treatment of alcoholism, a few examples of which will be briefly mentioned to conclude this work. This dissertation only addresses some of the inter-individual genetic variations that can predispose to alcoholism, but these are sufficient to realize that from birth we are not all equal when it comes to this mental disorder or the treatments used to treat it.