Antibiothérapie et néphropathie: Comment pourrait-on limiter la neurotoxicité des céphalosporines de 3ème et 4ème génération chez les patients insuffisants rénaux ?
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- Les céphalosporines sont des antibiotiques appartenant à la famille des ß-lactames, famille d’antibiotiques la plus utilisée en pratique clinique. Lorsqu’elles sont utilisées de manière appropriée, ces antibiotiques peuvent sauver des vies et éliminer des organismes infectieux potentiellement mortels. Cependant, comme tout médicament, les céphalosporines ont des effets secondaires. Dans l’ensemble, les céphalosporines sont bien tolérées mais elles peuvent provoquer des effets indésirables neurologiques et psychiatriques potentiellement mortels. Le potentiel neurotoxique des ß-lactames est connu depuis 1945 suite à des crises convulsives survenues chez l’homme après des injections des doses de pénicilline par voie intrathécale pour le traitement des infections du SNC. Chaque génération de céphalosporines, à l’exception de la cinquième génération, comporte au moins une molécule qui exerce des effets indésirables neurologiques centraux. Ces effets sont rarement rapportés et sous-suspectés car ils sont mal reconnus par les cliniciens. Les populations à risque de neurotoxicité sont celles qui présentent des altérations pharmacocinétiques des céphalosporines (les personnes âgées, les insuffisants rénaux, patients en soins intensifs) mais également les patients souffrant d’atteintes cérébrales. Le tableau clinique est souvent polymorphe, les manifestations cliniques vont d’une altération de l’état de conscience à des mouvements involontaires, des crises convulsives et parfois un état épileptique non convulsif pouvant évoluer vers un coma ou la mort. Ma question de recherche est centrée sur la toxicité neurologique des céphalosporines de 3ème et 4ème génération chez les patients souffrant d’insuffisance rénale. Les objectifs de ma recherche sont d’abord de comprendre la pathogénèse, ensuite d’analyser les cas cliniques rapportés dans la littérature afin de réfléchir sur les possibilités de limiter cette toxicité. Dans un premier temps, ce mémoire va se centrer sur la pharmacocinétique des céphalosporines et la description des facteurs physiopathologiques qui majorent la distribution de ces molécules, ces facteurs sont causés par les maladies dont souffrent les personnes à risques d’effets neurotoxiques. Dans la deuxième partie de ce travail, je vais expliciter la neurotoxicité induite par les céphalosporines et détailler les perspectives qui pourraient permettre de limiter la neurotoxicité. L’analyse de quelques cas clinique de neurotoxicité rapporté dans la littérature facilitera la compréhension du sujet.