Les effets du sevrage sur les patients alcoolodépendants au niveau comportemental, biologique et de certaines structures du cerveau
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- L’alcoolodépendance représente l’addiction la plus répandue en Belgique et en Europe. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la consommation d’alcool est un facteur à risque pour plus de 60 maladies et est responsable de pratiquement 2,5 millions de morts par an dans le monde. Cette dépendance est un problème important de santé publique sur lequel il est crucial de se pencher car tous les mécanismes responsables de ce trouble ne sont pas encore connus. La période de sevrage d’alcool est intéressante car elle est liée à des changements importants au niveau comportemental. Au cours de ce mémoire nous nous sommes intéressés aux changements rencontrés au cours du sevrage d’alcool à trois niveaux différents. Le microbiote intestinal qui est un écosystème bactérien avec lequel nous vivons en symbiose est de plus en plus étudié et il a été constaté que la dysbiose, étant un déséquilibre de ce microbiote, est liée à de nombreux troubles psychiatriques. Nous avons d’abord observé le lien entre le microbiote intestinal et l’activité cérébrale mesurée par une approche d’EEG pour voir si nous observons des différences significatives en fonction de si les patients sont dysbiotiques ou non dysbiotiques. Nous n’avons malheureusement pas obtenu de différences significatives entre les deux groupes malgré le fait que ça avait pu être trouvé pour la perméabilité intestinale. Par la suite, nous avons observé les changements que peut induire l’alcool au niveau de la structure cérébrale et si ces modifications sont liées à une variation de l’inflammation périphérique pouvant être responsable d’une neuroinflammation. Des changements intéressants au niveau de la structure cérébrale ont pu être observés et ceux-ci semblent corrélés à des changements d’inflammation. Le béta-hydroxybutyrate est un corps cétonique dont les effets neuroprotecteurs sont bien connus. Nous avons observé de quelle façon celui-ci évolue lors du sevrage et s’il peut être associé à l’évolution de certains symptômes de sevrage. Nos résultats nous indiquent que le sevrage semble induire une production de BHB et que cette production pourrait induire un effet neuroprotecteur lors du sevrage. Nos résultats ont permis de mettre en évidence que de nombreux changements à différents niveaux semblent déjà se produire au tout début du sevrage, mettant en avant l’importance de cette période dans la prise en charge de l’alcoolodépendance.