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« PERDRE SON LOGEMENT » Réflexions méthodologiques sur les outils conceptuels permettant d’analyser les parcours des ménages en procédure d’expulsion

(2022)

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Les expulsions locatives, en plus d’être un sujet politique sensible, constituent un objet sociologique remarquable, tant il mobilise une multitude d’acteurs, de situations, de trajectoires mais aussi de discours et de pratiques divergentes. Locataires, propriétaires, Juges de Paix, travailleurs sociaux, huissiers de Justice, chacun prend part au phénomène et charrie avec lui ressources, motifs et intérêts particuliers. Comment donc comprendre ce phénomène ? Relève-t-il de facteurs individuels (la « mauvaise gestion » du locataire) ou de facteurs conjoncturels (« l’accident »), voire structurels (un certain état des politiques du logement) ? Comment saisir les trajectoires des locataires endettés ? Comment expliquer que certaines procédures d’expulsion aboutissent (les locataires sont mis à la rue le jour prévu, avec présence des huissiers et de la police) tandis que d’autres procédures sont interrompues avant l’expulsion effective ? Ce travail théorique propose d’identifier une série d’outils sociologiques qui permettent de saisir et d’analyser les parcours d’expulsion locative, en tenant compte des pratiques et des représentations des multiples acteurs qui y prennent part. Ces outils sont au nombre de quatre : les notions de trajectoire et de carrière ; l’approche interactive ; la notion de configuration ; l’ethnographie économique. Il s’agit donc de se munir des outils théoriques permettant de rendre raison des parcours des locataires menacés de « perdre leur logement », mais aussi de l'usage que propriétaires, locataires et travailleurs sociaux font de la loi.