Évaluation de l’efficacité de la pratique du biofeedback centré sur la variabilité cardiaque avec des adolescents présentant une symptomatologie anxieuse à travers l’emploi d’un nouveau dispositif technologique
Files
Fesler_85811800_2022.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 48.01 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Les enfants et en particulier les adolescents sont nombreux à souffrir d’anxiété et à présenter des troubles anxieux. Parmi les facteurs étiologiques à l’origine de ces troubles se retrouve le stress. Celui-ci joue un rôle majeur dans l’émergence de troubles mentaux, dont la dépression et l’anxiété, à travers son impact structurel et fonctionnel sur le cortex préfrontal et l'amygdale (Hammen, 2005; Légeron, 2017). Les différents traitements (psychothérapeutiques et médicamenteux) utilisés actuellement pour traiter les personnes présentant une symptomatologie anxieuse rétablissent un mode d’activation normal de ces zones cérébrales dysfonctionnelles chez elles (Mikolajczak & Desseilles, 2012). Un autre type de traitement supposé impacter ces aires cérébrales est parfois utilisé en complément de la psychothérapie chez des patients adultes; il s’agit de la pratique d’exercices de biofeedback centré sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) (Lehrer et al., 2020). Si ce traitement s’est montré efficace dans une population adulte, il existe jusqu’à présent très peu d'études qui se sont penchées sur son efficacité dans une population plus jeune (Dormal et al., 2021). L'objectif de ce mémoire est donc d’apporter une contribution à l’évaluation de l’efficacité de cette technique sur des adolescents anxieux à travers l’emploi quotidien d’un nouveau dispositif de gestion du stress nommé “Focus” qui couple la pratique du biofeedback de la VFC à des exercices de respiration guidée. Concrètement, cette étude évalue chez six adolescents les effets d’une intervention de quatre semaines avec le dispositif Focus sur diverses manifestations psychologiques, somatiques et comportementales de l’anxiété ainsi que sur les conséquences liées à cette anxiété. Ces six adolescents, âgés de 16 à 18 ans, ont été testés à quatre reprises lors d’entretiens, dont le quatrième consistait en un rendez-vous de follow-up. Lors de ces entretiens, des données quantitatives ont été collectées via des questionnaires auto- et hétéro-rapportés, des tests cognitifs et des mesures physiologiques. Des données qualitatives ont également été recueillies lors du rendez-vous de follow-up. L’application d’analyses statistiques sur les données quantitatives récoltées a permis de mettre en évidence une diminution de différentes manifestations anxieuses ainsi que de conséquences liées à cette anxiété au cours de l’intervention. Ces résultats nécessiteraient néanmoins d’être validés dans une future recherche étant donné qu’il existe une limite majeure à la présente étude. Malgré qu’on ne puisse pas tirer de conclusions fermes sur base des résultats obtenus, ceux-ci sont encourageants et suscitent des perspectives futures intéressantes.