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The Federal Institute for the Equality of women and men: a movement institution? A State feminism approach in Belgium

(2022)

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Abstract
Le rapport à l’État et à ses institutions a stimulé l’intérêt de plusieurs théoriciennes féministes. Des féministes marxistes ou encore radicales comme Mary Macintosh et Catherine Mackinnon considèrent que l’État n’est que le reflet du patriarcat et de la domination masculine. Par conséquent, il ne pourra jamais représenter un allié dans la lutte pour l’émancipation des femmes et le combat pour l’égalité. Cependant, ces tendances déclinent à partir des années 80. Dans un contexte d’abord scandinave, l’État n’est plus conçu comme l’ennemi patriarcal, mais comme une institution malléable qui peut donc faire avancer la cause des femmes. Ces apports relèvent d’une nouvelle approche nommée Féminisme d’État, qui se propose d’analyser soit le rôle des fémocrates (c’est-à-dire ces féministes qui rejoignent les gouvernements nationaux ou les ministères pour l’égalité), soit les institutions chargées d’améliorer le statut des femmes. De telles recherches ont rarement abordé le cas de la Belgique. Comment la cause des femmes s’est-elle institutionnalisée en Belgique ? Pour répondre à cette question, un cas particulier est analysé dans ce mémoire : l’Institut fédéral pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH). Après avoir passé en revue la littérature scientifique existante, notre question de départ a été reformulée : dans quelle mesure l’IEFH peut-il se considérer une institution militante ? Trois éléments sont analysés pour dégager une réponse : le fonctionnement de l’Institut, ses répertoires d’action et le profil de ses employés. En quoi les répertoires d’action de l’IEFH s’inspirent de ceux de la société civile ? Est-ce ses employés se définissent féministes et sont engagés dans le monde associatif féministe ? Après un stage de 64 heures et onze entretiens semi-directifs, il est difficile de donner une réponse univoque. L’Institut a en effet une double casquette : d’une part il travaille comme une administration fédérale classique, d’autre part comme un Equality body, ce qui lui donne une certaine indépendance par rapport au gouvernement fédéral. Ses répertoires d’action lui permettent d’avoir des contacts directs avec les cabinets ministériels et le Premier ministre, et sont parfois inspirés des stratégies de la société civile, par exemple lorsqu’il s’agit de fournir des avis ou des recommandations. Bien que ses employés, dans la plupart de cas, se définissent féministes, seulement une personne interviewée a un profil militant. Mais en même temps, les personnes interrogées ressentent souvent un sens de responsabilité envers la société et partagent des valeurs progressistes, ce qui, à leur avis, peut les rendre différentes des autres fonctionnaires fédéraux.