Analyse du coût-efficacité s'il y avait plus d'aides-soignantes aux soins intensifs
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- Pauline BECHET Titre : « Analyse du coût-efficacité s’il y avait plus d’aides-soignantes aux soins intensifs ». Promoteur et co-promoteur : P Dehaspe et A Bruyneel Résumé Contenu : De nombreuses études ont démontré une relation entre le nombre d’infirmières et la qualité des soins du patient aux soins intensifs. Ces derniers consomment une grande partie du budget alloué aux dépenses hospitalières (15 à 20%). Les contraintes budgétaires mises en place par Mme De Block et la pénurie d’infirmières, aggravée par le passage des études de 3 à 4 ans, font de ce secteur un défi financier particulièrement important. Les aides-soignantes (AS) sont présentes dans la majorité des soins intensifs belges mais leur rôle est très limité. Une réduction des dépenses en soins de santé pourrait être envisagée si les AS effectuaient certains soins de base. Cela se ferait toujours sous supervision infirmière et assurerait au minima la qualité des soins. Méthode : L’étude a été menée sur un mois en 2018 dans le service de soins intensifs de la clinique Saint-Jean de Bruxelles. La charge de travail des infirmières a été mesurée par le Nursing Activities Score (NAS) et une version adaptée a été créée pour les AS. Au total, 68 cas différents ont été étudiés et la charge de travail que représentait leur prise en charge calculée quotidiennement : le matin, l’après-midi et la nuit. Les données ont été analysées à l’aide de XL Stat et regroupées en différentes catégories (NAS du patient par jour et par pause, NAS total par pause par jour, NAS par infirmier par jour calculé en fonction de l’effectif présent). Différents tests statistiques ont été réalisés (test de Kruskall-Wallis et coefficient de Spearman). Le coût employeur a été fourni par l’institution étudiée. Résultats : En matinée, le nombre d’infirmières présentes est souvent trop élevé par rapport à la charge de travail mesurée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’une partie de leurs actes puisse être déléguée à l’AS. Il y a une corrélation entre les NAS des infirmiers et ceux de l’AS. L’après-midi et la nuit, la charge de travail est fréquemment supérieure à l’effectif présent. De manière globale, 34% des tâches infirmières pourraient être déléguées aux AS. Suite à ce constat, en remaniant la composition des équipes soignantes, c’est à peine 190.000€ par an que pourrait épargner l’institution. Propositions de mots-clés : CHARGE DE TRAVAIL – COUT DE LA SANTE – SOINS INTENSIFS – AIDE-SOIGNANT – INFIRMIER – NAS