Soutien psychosocial et qualité de vie des femmes souffrant de la fistule obstétricale : Cas de Fistula Clinic de Kinshasa, en République démocratique du Congo
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- Contexte : La fistule obstétricale est l’une des morbidités maternelles les plus répandues: Elle touche essentiellement les femmes vivant dans les pays où la disponibilité et l’accessibilité aux services de santé maternelle et reproductrice demeurent réduites. Cette pathologie, pourtant évitable et curable, provoque chez les femmes qui en sont atteintes, des dégâts physiques, mais aussi psychologiques et sociaux. Chaque année dans le monde, 50 000 à 100 000 femmes développent une fistule obstétricale et plus de 2 millions vivent avec une fistule non traitée, plus particulièrement en Asie et en Afrique subsaharienne. En République Démocratique du Congo, 0.3 % des femmes déclaraient avoir souffert de fistule obstétricale. La République Démocratique du Congo est l’un des 7 pays d’Afrique où les symptômes de fistules sont les plus répandus: elles ont touché des dizaines des milliers des femmes. Méthode : Notre étude se base sur le recueil, sur base d'entretiens semi-directifs, des perceptions d'un groupe de femmes, souffrant de fistule obstétricale, à un moment proche de la réparation de cette fistule à la Fistula Clinic de Kinshasa. Ces entretiens ont été soumis à une analyse descriptive dans une approche de « théorisation ancrée ». Résultats : Notre étude a permis de mettre en évidence au-delà de l'atteinte physique, plusieurs conséquences psychologiques de la fistule obstétricale- tristesse, honte, idées suicidaires- ainsi que des conséquences sociales: l'isolement, le rejet, la perturbation des activités quotidiennes, la pauvreté. Mais le soutien du mari, de la famille, de la communauté, des prestataires et des autres patientes fistuleuses ont aussi été rapportés par les participantes. Conclusion : Notre étude a permis de mettre en évidence l'importance du rôle du soutien social avant, pendant et après le trajet de soins, ce qui nous amène à préconiser une prise en charge globale de cette pathologie.