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La négociation du care domestique dans les familles migrantes : l'expérience des descendants face à la perte d'autonomie d'un parent vieillissant

(2020)

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Cette étude interroge la manière dont la prise en charge des parents vieillissants s’organise en Belgique, et sur ce qu’elle révèle à propos des dynamiques familiales et sociales entourant le vieillissement, en particulier en contexte migratoire. Dès lors, la recherche menée dans le cadre de ce mémoire s’est centrée sur les perceptions et les stratégies d’adaptions mises en place par l’enfant d’immigré marocain, lorsqu’il est confronté à la perte d’autonomie d’un parent vieillissant, et est amené à y jouer un rôle clé. Dans la société post-migratoire belge, le vieillissement de la population issue de l’immigration est un phénomène en constante augmentation. Ce processus a pris de l’ampleur pour les personnes plus âgées issues de l’immigration marocaine à partir des années 2000. Dans l’arrondissement de Verviers, on dénombre des retraités marocains mineurs, ouvriers dans la construction, etc. venus comme main d’œuvre suite à la signature de la convention de travail bilatérale entre le Maroc et la Belgique en 1964. Les personnes âgées immigrées marocaines vivent les mêmes situations que les autochtones mais paraissent plus enclines à faire appel aux solidarités familiales et réticentes à solliciter les aides extérieures. Pour expliquer ce phénomène, plusieurs hypothèses mettent en lumière différents facteurs comme celui lié à la différence entre une construction sociale spécifique (liée à la culture de la population d’origine immigrée) et la prise en charge des personnes âgées déployée dans le pays d’accueil (la Belgique). Leurs descendants nés en Belgique ne sont pas en reste, même s’ils sont imprégnés tant par l’héritage culturel marocain de leurs parents que par les normes sociétales « d’individualisation » en vigueur en Belgique. Dans ce contexte, on peut dès lors considérer que la prise en charge et le soin apporté aux parents âgés, se retrouve en quelque sorte «pris en tenaille » entre deux types d’attentes ou de normes sociales : d’un côté, des attentes davantage familialistes, centrées sur l’entraide et la méfiance vis-à-vis des aides professionnelles ; de l’autre, des attentes liées à la société d’accueil et à ses normes, qui valorisent une conception du bien vieillir visant l’indépendance et l’autonomie des personnes âgées. Pour comprendre ces tensions, elles sont éclairées à l’aide de concepts précis : le « care domestique », les configurations familiales et les stratégies identitaires et d’acculturation.