Des métabolites endogènes pressentis dans la thérapie du syndrome des ovaires micropolykystiques ?
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- Défini par une hyperandrogénie, une oligo-anovulation et une morphologie ovarienne polykystique, le syndrome des ovaires micropolykystiques (SOMPK) est une pathologie endocrinienne et métabolique, touchant 5 à 20% des femmes en âge de procréer et première cause d’infertilité féminine par anovulation. Les troubles métaboliques : obésité abdominale, résistance à l’insuline et hyperinsulinémie ne font pas encore partie du diagnostic, néanmoins ils sont fréquemment observés et pourraient même contribuer au développement et à l’aggravation du syndrome. D’ailleurs, ce caractère multifactoriel est pris en compte dans la thérapie qui englobe des mesures non pharmacologiques (hygiéno-diététiques) et pharmacologiques. Bien que les traitements couramment utilisés aient montré des effets significatifs sur de nombreux paramètres du SOMPK, ils ne sont pas exempts d’effets secondaires, ce qui peut diminuer la compliance au long terme. L’objectif premier de ce mémoire est d’évaluer l’intérêt de deux métabolites endogènes : le Myo-inositol (MI) et le D-chiro inositol (DCI) dans la thérapie du SOMPK. L’étude des voies physiologiques impliquant ces deux métabolites : voie de signalisation à l’insuline, à la FSH et à la LH peut être reliée à la pathologie. En effet, chez les patientes SOMPK, les rapport MI:DCI plasmatique (40:1) et ovarien (100:1) semblent perturbés, corrélant avec certains symptômes observés. Des études ont donc évalué l’impact d’une supplémentation en MI et DCI seuls puis combinés chez ces femmes. L’administration combinée 40:1 est celle ayant montré les résultats les plus significatifs sur la composante hormonale et métabolique du syndrome. Bien que des études à plus grande échelle soient nécessaires afin de prouver la puissance statistique de l’association 40:1 dans la thérapie du SOMPK et d’établir des recommandations pouvant influencer la pratique du clinicien, l’hyperandrogénie, les troubles menstruels, la morphologie polykystique et les troubles métaboliques sont impactés positivement par cette thérapie. Celle-ci pourrait prochainement faire partie de l’arsenal thérapeutique du SOMPK.
Citations
Mahieu, G. (2021). Des métabolites endogènes pressentis dans la thérapie du syndrome des ovaires micropolykystiques ? https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/25701