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Rôle des monocytes dans le développement de l’inflammation systémique chez les alcoolodépendants.

(2021)

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Introduction Une inflammation systémique caractérisée par une augmentation sérique des cytokines pro-inflammatoires IL-1β, IL-8, IL-18, IL-6 et TNF-α ainsi qu’une translocation microbienne accrue des bactéries gram+ et gram- ont été mises en évidence chez des patients alcoolodépendants comparés à des sujets sains. L’activation des PBMCs pourrait contribuer au développement de cette inflammation systémique en réagissant à des produits bactériens d’origine intestinale. Parmi ces cellules, les monocytes ont le plus de potentiel pour sécréter en grande quantité les cytokines pro-inflammatoires IL-1β, IL-8 et IL-18. Nous avons évalué le rôle potentiel des monocytes dans le développement de l’inflammation systémique chez les patients alcoolodépendants et examiné si cela pourrait avoir un lien avec les stades de la maladie hépatique alcoolique. Méthodes/Résultats Nous avons recrutés 27 patients alcoolodépendants (non-cirrhotiques et consommant activement de l’alcool) et 10 sujets en bonne santé concordant au niveau de l’âge, du poids, de la taille, de l’IMC et du sexe. Le nombre total de monocytes circulants dans le sang a ensuite été déterminé. Il était significativement plus élevé chez les patients alcoolodépendants comparés aux sujets sains. Bien qu’aucune augmentation de GM-CSF, facteur de différentiation et de prolifération des monocytes n’a été mise en évidence dans le sérum. Par la suite, nous avons isolés les cellules mononuclées du sang (PBMCs) et les monocytes ont été isolés grâce au MACS. La proportion de chacune des sous-populations de monocytes a été déterminée par FACS en fonction de l’expression spécifique des marqueurs de surface CD14 et CD16. Parmi les trois sous-populations de monocytes identifiées par FACS, la proportion des monocytes intermédiaires (CD14++, CD16+) et non classiques (CD14+, CD16++) était augmentée de façon significative tandis que la proportion des monocytes classiques (CD14++, CD16+/-) était diminuée chez les patients dépendants. Les concentrations sériques de PGRPs et de sCD14 ont ensuite été mesurées par ELISA comme marqueurs de translocation microbienne des bactéries gram+ et gram- respectivement. Une concentration sérique accrue de ces marqueurs a été observée chez les patients dépendants. Nous avons ensuite mesuré les taux sériques des cytokines pro-inflammatoires à l’aide d’un kit multiplex personnalisé et l’expression génique de ces cytokines a également été évalué par RTqPCR dans les monocytes isolés. Une concentration sérique accrue en IL-8, IL-6 et TNF-alpha chez les patients alcoolodépendants a été démontrée ainsi qu’une concentration plus élevée des ARNm d’IL-1β et d’IL-8 dans les monocytes de ces patients. Aucune différence n’a toutefois été observée dans l’expression génique d’IL-18, d’IL-6 et de TNF-α. Finalement, nous avons analysé les corrélations entre les monocytes, les cytokines pro-inflammatoires, la translocation bactérienne et les stades de la maladie hépatique alcoolique. La transcription d’IL-1β corrélait positivement avec le taux sérique en sCD14 tandis que la proportion des monocytes intermédiaires corrélait positivement avec le taux sérique en PGRPs. Les concentrations d’IL-8, d’IL-6 et de TNF-α dans le sérum corrélaient, quant à eux, avec ceux en sCD14. Aucune corrélation entre les différents stades de la maladie hépatique alcoolique et le nombre de monocytes, la proportion des sous-populations ou la production des cytokines par les monocytes n’a été mise en évidence. Conclusions Les résultats soutiennent l’hypothèse d’une implication des monocytes dans l’inflammation systémique observée chez les alcoolodépendants. Les patients ont un nombre de monocytes augmenté, des altérations dans la proportion des sous-populations, une augmentation des ARNm d’IL-1β et d’IL-8 dans les monocytes ainsi qu’un lien potentiel entre les produits des gram+ et les monocytes. Chacune de ces caractéristiques pourrait contribuer à l’inflammation systémique. En revanche, elles ne semblent pas avoir de lien avec les stades de la maladie hépatique alcoolique.