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Effets bénéfiques de l’AdipoRon, un agoniste des récepteurs à l’adiponectine, dans le muscle squelettique et le foie de souris obèses et vieillissantes

(2021)

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Le vieillissement, tout comme l’obésité, est un facteur de risque majeur de complications métaboliques et d’atteinte des performances physiques. Ces deux situations s’accompagnent d’une augmentation de la masse grasse, de perturbations de l’homéostasie glucidique, d’une inflammation de bas grade, de stress oxydatif, mais aussi d’altérations musculaires et hépatiques. L’adiponectine est une hormone sécrétée principalement par le tissu adipeux. Elle agit essentiellement via ses deux récepteurs, AdipoR1 et AdipoR2, sur de nombreux tissus, où elle possède des propriétés insulino-sensibilisatrices, anti-inflammatoires et anti-oxydantes. Elle favorise également l’oxydation des lipides. Son rôle protecteur s’exerce via l’activation de la voie de signalisation de l’AMPK dans le muscle squelettique, mais aussi via PPAR- dans le foie. Le but de notre travail est de rechercher si un agoniste des récepteurs de l’adiponectine, l’AdipoRon, peut protéger le muscle et le foie de souris vieillissantes. Pour mimer le mode de vie occidental et accélérer le vieillissement, des souris ont reçu un régime riche en graisses (HF) dès l’âge de 2 mois et ont été traitées ou non avec de l’AdipoRon dès 4 mois (30-50 mg/kg/jour, oralement). Elles ont été étudiées jusqu’à 14 mois. Sous HF, les souris, traitées ou non, ont vu leur poids doubler. L’élévation des glycémies, induite par le régime gras, s’est atténuée sous AdipoRon, avec une amélioration concomitante de la sensibilité à l’insuline (+40%). Les souris ont été soumises à un test d’endurance sur tapis roulant. Sous AdipoRon, le travail sur tapis roulant a nettement augmenté (+75%), cette amélioration de l’endurance précédant celle de l’homéostasie glucidique. L’infiltration graisseuse du muscle et du foie, évaluée in vivo par microCT scan, a régressé sous traitement. Parallèlement, la sévérité de la stéato-hépatite non alcoolique (NASH) s’est atténuée. L’accumulation de lipidiques intra-myocytaires liée à l’âge ou au régime hypercalorique a été réduite de façon drastique sous AdipoRon et ce, tant dans les fibres oxydatives que glycolytiques. La taille des grosses gouttelettes lipidiques, localisées sous le sarcolemme qui jouent un rôle métabolique particulièrement délétère, a également diminué. En conclusion, l’AdipoRon améliore l’endurance et protège le foie et le muscle des effets métaboliques néfastes du vieillissement et d’un régime gras de longue durée. L’AdipoRon pourrait dès lors ouvrir des perspectives préventives ou thérapeutiques intéressantes dans l’optique d’un «healthy ageing».