Mesure des déplacements couverts de l'attention par la pupillométrie lors de la résolution d'additions et soustractions de petites et grandes magnitudes
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- Les études investiguant l’association entre l’attention visuo-spatiale et l’arithmétique mentale montrent que la résolution d’additions et soustractions entraine respectivement des déplacements ouverts vers la droite et vers la gauche (Masson et al., 2018). Des études sur l’attention couverte relatent des déplacements similaires (Masson et Pesenti, 2014). Toutefois, ces résultats ne peuvent être affirmés avec certitude vu l’absence de contrôle oculaire. L’étude des déplacements attentionnels couverts lors de la résolution d’opérations s’est réalisée à l’aide de la pupillométrie. La pupillométrie mesure le diamètre de la pupille qui est modulé par la luminosité de la région où s’oriente l’attention couverte (Mathôt et el., 2013). Cette méthode a donc permis de détecter les déplacements de l’attention couverte en contrôlant les mouvements oculaires. Nous avons proposé 2 listes de soustractions et d’additions aux 52 participants, la 1ère liste était composée d’opérations équilibrées en terme de magnitude des opérandes et résultats alors que la 2ème liste comprenait des petites additions et grandes soustractions. Les résultats indiquent une dilatation de la pupille importante pour les problèmes complexes, avec report, le problème attire l’attention vers l’hémichamp sombre situé à gauche pour les soustractions et à droite pour les additions. Ces déplacements attentionnels couverts ont été observés peu après la production de la réponse, pouvant rejoindre l’hypothèse d’un déplacement le long d’un continuum mental aidant à la résolution du problème. Ces résultats permettent de démontrer que la technique de pupillométrie fonctionne pour détecter des déplacements attentionnels couverts liés à l’arithmétique mentale, qu’ils soient fonctionnels ou d’origine sémantique. Les analyses pupillaires de notre 2ème expérience manipulant la magnitude des opérandes et résultats n’a pu être conduites. Toutefois, nous avons élaboré des hypothèses des résultats en fonction des théories relevées dans la littérature. Si la magnitude absolue module les déplacements attentionnels couverts comme suggérée par l’hypothèse de la somme des activations sémantiques (Pinhas et Fischer, 2008), des déplacements attentionnels vers la droite pourraient être observés pour les soustractions de grande magnitude et vers la gauche pour les additions de petite magnitude. Si l’opérateur et la magnitude absolue modulent les déplacements, nous pourrions observer aucun déplacement. Enfin, si les déplacements attentionnels couverts sont dirigés par la magnitude relative, les déplacements seraient systématiquement orientés vers la droite pour les additions et vers la gauche pour les soustractions.