Caractérisation du profil langagier d'enfants porteurs d'un trouble du spectre de l'autisme : Apport de l'analyse vocale automatisée
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- « L’autisme dès l’enfance touche ce que l’Homme a de plus précieux : la possibilité de communiquer avec autrui » (Lelord & Sauvage, 1990). Le dépistage du Trouble du Spectre de l’Autisme se doit d’être précoce afin d’apporter à l’enfant la meilleure trajectoire développementale possible. Les outils de dépistage actuels présentent de nombreuses limites que les nouvelles technologies peuvent tenter de pallier. Parmi celles-ci se trouve l’innovant dispositif d’analyse vocale automatisée LENA dont l’apport a été choisi d’être investigué dans la présente étude. Si les différences de langage attribuées à l’autisme sont détectables par le LENA et se révèlent à elles seules prédictrices du trouble, alors cet outil pourrait devenir un moyen de dépistage précoce et écologique. Dans la présente étude, un petit échantillon d’enfants présentant un Trouble du Spectre de l’Autisme a été constitué afin d’être comparé à un groupe d’enfants tout-venants, tous âgés de 3 à 6 ans. Une récolte de données grâce à des mesures directes et indirectes a été menée sur les deux groupes. Des analyses de cas unique ont été réalisées au moyen de test-t modifiés afin de caractériser le profil langagier d’un enfant porteur du Trouble du Spectre de l’Autisme et de le comparer aux enfants tout-venants. Dans le but d’explorer l’apport du dispositif LENA, des matrices de corrélations ont été réalisées entre les outils de mesure dits traditionnels et ce nouvel outil. Les différents résultats de cette étude ont montré des compétences significativement plus faibles pour les enfants porteurs d’autisme dans le domaine lexical. Il est également suggéré qu’ils produisent moins de mots que les tout-venants. Par ailleurs, aucune différence significative n’a pu être relevée au niveau des tours de parole ou du nombre de mots produits par l’adulte. La tentative de montrer que le LENA pouvait aider dans le dépistage de l’autisme s’est elle aussi révélée non significative. L’étude gagnerait à être reproduite avec un échantillon plus conséquent et sur une plus longue durée. Des résultats significatifs apporteraient une avancée majeure dans le dépistage et la prise en charge du trouble du spectre de l’autisme.