ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Déplacements attentionnels couverts verticaux lors de la résolution de problèmes arithmétiques : une étude pupillométrique

(2021)

Files

Martin_28431800_2021.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 1.75 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Depuis de nombreuses années, des associations entre l’attention visuo-spatiale et le traitement des nombres ont été mises en évidence. C’est dans ce contexte que l’effet SNARC a été mis en lumière, montrant que les petits nombres ont tendance à être imaginés et représentés dans l’espace mental gauche des individus et les grands nombres dans l’espace droit, donnait donc naissance à une ligne numérique mentale horizontale plaçant les nombres de gauche à droite. Cette organisation spatiale mentale des nombres entraîne des biais spatiaux lors de tâches de comparaison de nombres, faisant intervenir la magnitude. Récemment, ces découvertes ont été élargies à l’arithmétique mentale, notamment dans des tâches de résolution de problèmes arithmétiques, à savoir des additions et des soustractions. En effet, il a été montré qu’additionner entraîne un déplacement de l’attention vers la droite et à l’inverse, une soutraction provoque un déplacement vers la gauche. Néanmoins, certaines études ont mis en évidence une toute autre orientation de cette ligne numérique mentale régissant la manière dont l’individu se représente les nombres. En effet, les petits nombres seraient représentés en bas de l’espace mental et les grands en haut, selon un axe vertical. La présente étude a cherché à mettre à l’épreuve cette orientation de la ligne numérique mentale dans des tâches de résolution de problèmes arithmétiques pour rendre compte de son impact sur les procédures de calcul mental. A cette fin, la méthode pupillométrique a été choisie afin d’étudier les déplacements attentionnels couverts via le diamètre pupillaire. L’expérience menée était donc composée d’une tâche de résolution de problèmes arithmétiques présentés auditivement, tout en exigeant de la part des participants une fixation des yeux sur le point d’un écran. Sur ce dernier étaient présentées des bandes horizontales de luminosité différente, afin de faire varier le diamètre pupillaire. Les résultats ont montré que la pupille se contracte lorsque le haut de l’écran est de couleur claire et qu’il s’agit de réaliser une addition ou lorsque le bas de l’écran est clair lors d’une soustraction, confirmant donc l’hypothèse de départ. Ces effets ont notamment été observés au moment de la présentation de l’opérateur. Ces résultats montrent que l’axe vertical serait surtout dépendant de l’opérateur et non de la magnitude des opérandes suggérant donc un lien sémantique entre l’orientation verticale de l’attention visuo-spatiale et l’arithmétique.