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Impact de l'orientation de l'attention sur la comparaison de chiffres et d'expressions faciales.

(2021)

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Abstract
De nombreuses études ont permis de démontrer une relation bidirectionnelle entre les traitements attentionnels et les traitements de la magnitude numérique. Les nombres seraient représentés le long d’une ligne numérique mentale orientée de la gauche vers la droite. L’orientation de l’attention sur cette ligne mentale permettrait de traiter les petites ou grandes magnitudes numériques, respectivement. Certains chercheurs ont observé des associations entre l’espace et les émotions faciales et ont suggéré l’existence d’une représentation spatiale des émotions. Cependant, aucune étude n’a encore permis de prouver que l’association entre le traitement de l’espace et celui des émotions était fonctionnelle. Afin de participer au débat concernant l’existence du rôle fonctionnel entre les traitements visuo-spatiaux et les traitements émotionnels, nous avons adapté le paradigme d’interférence spatiale de Stoianov et al. (2008) auprès de trente-sept volontaires et l’avons adapté au domaine émotionnel. Deux tâches ont été proposées aux participants. L’une était une tâche de catégorisation de magnitudes numériques, l’autre était une tâche de catégorisation d’expressions faciales. Après la présentation du stimulus, un distracteur visuel pouvait apparaitre selon les essais à gauche ou à droite de l’écran et à des délais divers. L’objectif était d’observer l’impact de ce distracteur visuel d’une part sur des traitements numériques et d’autre part sur des traitements émotionnels. Nous avons analysé les latences de réponses médianes selon la valence et selon l’intensité des cibles pour les deux tâches. Les résultats mettent en évidence un effet de spatialisation significatif selon la valence dans la tâche numérique prouvant le rôle fonctionnel de l’interaction entre les traitements spatiaux et les traitements numériques. Ceci suggère que le stimulus visuo-spatial latéralisé à gauche ou à droite permet d’amorcer l’activation sur la ligne numérique mentale en accélérant le traitement des nombres de petite ou de grande magnitude, respectivement. Cependant, aucun effet d’interférence spatiale n’a été observé lors des traitements émotionnels. Cette absence d’effet est incompatible avec l’hypothèse d’un mécanisme spatial fonctionnel pour traiter une émotion faciale. Ces résultats suggèrent que les associations entre les émotions et l’espace observées dans de précédentes études ne nécessitent pas de déplacer son attention le long d’une ligne mentale des émotions.