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Etat de santé mentale et recours aux soins avant et après la réforme de l'organisation des soins de santé mentale : analyse quantitative des enquêtes belges de santé de 2008 à 2018 et analyse qualitative du travail de deux équipes mobiles

(2021)

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De nombreux services de santé existent afin de prendre en charge la détresse psychologique ou les troubles mentaux. Pourtant, les services disponibles ne sont pas toujours utilisés par les personnes qui en ont besoin. En effet, de nombreux facteurs personnels, organisationnels ou sociaux entrent en compte dans la décision de recourir aux soins de santé mentale. Le recours aux soins de santé mentale reste donc problématique. En Belgique, une réforme de l'organisation des soins de santé mentale (réforme Article 107) a été lancée en 2010. En permettant une meilleure intégration des soins de santé mentale dans la première ligne ainsi que la création d'équipes mobiles, cette réforme devrait favoriser l'accessibilité des soins de santé mentale, et par conséquent le recours aux soins de santé mentale. Dans un premier temps, nous analyserons l'évolution du recours aux soins de santé mentale depuis le lancement de la réforme. Plus précisément, nous comparerons l'évolution du recours entre trois sous-groupes de population: les personnes ne souffrant pas de troubles mentaux, les personnes souffrant de troubles mentaux modérés et les personnes souffrant de troubles mentaux sévères. Dans un deuxième temps, nous nous concentrerons sur la grande nouveauté de la réforme, les équipes mobiles, en nous demandant en quoi elles améliorent le recours aux soins de santé mentale. Pour la première partie, des analyses statistiques ont été réalisées sur base des données de l'enquête de santé belge par interview. Ces analyses consistent principalement en des tests d'association de chi-deux, permettant une comparaison dans le temps de l'association entre des variables de recours aux soins de santé mentale et la sévérité de la maladie. Pour la deuxième partie, les données ont été récoltées lors d'un stage d'observation au sein des équipes mobiles du réseau Partenaires 107. Entre 2008 et 2018, le contact avec le médecin généraliste augmente de la même manière pour les trois sous-groupes étudiées, l'utilisation de sédatifs diminue pour les trois sous-groupes mais de manière plus forte chez les personnes souffrant de troubles modérés et sévères, et l'utilisation d'antidépresseurs augmente pour les trois sous-groupes mais de manière plus marquée chez les personnes souffrant de troubles mentaux sévères. Pour les personnes ayant souffert d'une dépression, la consultation d'un professionnel de santé pour cette dépression augmente entre 2013 et 2018 pour les personnes souffrant de troubles mentaux modérés, mais diminue pour les deux autres sous-groupes. Le recours à la psychothérapie pour la dépression augmente chez les personnes souffrant de troubles mentaux sévères entre 2008 et 2018, mais diminue pour les autres sous-groupes. On peut donc dire que depuis le lancement de la réforme Article 107, le recours aux soins de santé mentale n'a pas été amélioré de la même manière pour les différents sous-groupes étudiés. Cependant, les équipes mobiles du réseau Partenaires 107 semblent avoir un impact positif sur le recours aux soins de santé mentale à quatre niveaux: l'offre de soins de santé mentale, le coût des soins pour les usagers, l'acceptabilité des soins de santé mentale et le support social.