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L’influence de la charge cognitive sur les biais attentionnels dans le trouble sévère de l’usage d’alcool

(2021)

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Le trouble sévère de l’usage d’alcool (TSUA) est une pathologie avec de nombreuses conséquences et des approches thérapeutiques limitées dans leur efficacité. L’objectif de ce mémoire est de comprendre le développement et le maintien du TSUA par l’utilisation de modèles théoriques (neuro)psychologiques avec un intérêt particulier pour la focalisation attentionnelle envers l’alcool. En effet, cette focalisation définie par le terme « biais attentionnels » serait causée par des mécanismes neurologiques et psychologiques dans lesquels l’exposition à l’alcool pourrait provoquer l’envie d’en consommer. Plus précisément, les biais attentionnels représenteraient des processus automatiques envers l’alcool lorsque des processus exécutifs seraient devenus insuffisants. Ce déséquilibre entre ces processus serait en partie à l’origine du maintien le TSUA. Néanmoins, la littérature scientifique montre des résultats empiriques qui contredisent ces modèles théoriques. L’objectif était alors d’investiguer ces biais attentionnels et leurs relations avec les processus contrôlés. Pour ce faire, nous avons utilisé des mesures d’eye-tracking où les processus automatiques étaient évalués par une observation libre d’images alcoolisées et non alcoolisées dans laquelle une tâche cognitive auditive concurrente permettait d’évaluer l’influence d’une charge cognitive. Nos résultats ne montrent pas de biais attentionnels vers l’alcool mais plutôt un évitement des boissons alcoolisées dans notre groupe expérimental qui comprenait des abstinents, ainsi que dans le groupe contrôle. La difficulté de la tâche cognitive concurrente n’a pas influencé les scores de biais attentionnels. Inversement, l’évitement de l’alcool n’a pas engendré d’erreurs dans la tâche auditive, ne permettant pas de démontrer l’interdépendance entre les processus automatiques et contrôlés. Enfin, l’étude a montré une augmentation du désir de consommer après l’exposition aux images alcoolisées chez les patients avec un TSUA ainsi que dans le groupe contrôle mais sans influence de la durée. Ce désir de consommer était corrélé significativement avec les biais attentionnels et spécifiquement dans le TSUA. Dans de futures recherches, il serait intéressant de comparer des personnes abstinentes et non abstinentes avec un groupe contrôle vu le caractère multifactoriel du TSUA et les aspects motivationnels des biais attentionnels. D’autres modalités sensorielles pourraient être utilisées ainsi qu’une personnalisation des images selon les habitudes de consommation et l’administration d’une tâche cognitive plus difficile.