Analyse processuelle : la zad d’Arlon comme espace d’expériences critiques, au croisement du subjectif et du social, entre adaptabilité et créativité
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- Le 26 octobre 2019 apparaissait à Arlon, dans la province du Luxembourg en Belgique un curieux investissement de l’espace : une zad, acronyme pour « zone à défendre ». La zad pris place dans un lieu connu des riverains : l’ancienne sablière de Schoppach, qui se jumèle avec une forêt. Les personnes luttaient contre le projet d’urbanisation de l’espace, estimant qu’il y avait en ce lieu une richesse de la faune et la flore. Le passé est d’application, car l’espace n’est plus. Le 15 mars 2021, les zadistes furent délogés. Peu de temps après, l’espace vert fût déboisé. C’est dans ce contexte d’ « après-guerre » que ce travail propose une petite recherche empirique au sujet de la zad, en particulier à partir de ses acteurs. À partir d’une rencontre avec trois personnes ayant participé à l’expérience de la zad, nous tenterons de répondre aux questions : comment expliquer, l’apparition, la création de la zad dans l’histoire subjective et la trajectoire sociale des sujets ? En quoi la zad peut-elle être une réponse pour les sujets ? Comment, pour les sujets, incarne-t-elle une solution, une solution élaborée face tensions de la vie ? Nous tenterons d’élaborer quelques réponses, pour rendre compte de la complexité du phénomène, en employant comme arrière-plan de la pensée la perspective processuelle de l’acteur social proposée par Christian Debuyst (parfois appelée criminologie de la troisième voie). L’acteur social agira comme liant, c’est-à-dire qu’il se rattachera, à la fois à l’objet, mais aussi à d’autres concepts théoriques.Au-delà de sa flagrance apparence écologique, nous découvrirons rapidement la complexité, ainsi que le mystère du phénomène. L’expérience de la zad, au croisement du subjectif et du social, à travers un dialogue à la fois constant et étrange entre adaptabilité et créativité, montrera un certain pouvoir de réalisation, un pouvoir de changement. Peut-être alors, y aura-il lieu à parler sérieusement d’utopie