L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle à l’école en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pistes de réflexion féministes
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- Le présent mémoire porte sur l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) à l’école en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Plus particulièrement, après avoir brièvement résumé la définition et les objectifs de l’EVRAS, il en expose le cadre légal et politique et dresse un rapide portrait de la réalité de terrain. Nous réalisons ensuite une première évaluation du dispositif actuel d’EVRAS afin d’en pointer les principales faiblesses. Ces faiblesses sont les suivantes : la généralisation non effective de l’EVRAS en FWB, qui est encore extrêmement disparate dans la pratique ; les acteurs et actrices qui interviennent lors des animations, dont le manque de formation ou la vision peuvent poser certains problèmes ; l’approche exclusivement préventive de la sexualité ; et certains rapports sociaux qui structurent l’EVRAS. Parmi ces rapports sociaux, on retrouve un certain essentialisme présentant la sexualité comme quelque chose d’inné et personnel en niant ses aspects politique et social ; du naturalisme dans la présentation binaire du masculin et du féminin ; de l’hétérosexisme, lorsque c’est l’hétérosexualité qui est considérée comme normale et que les autres orientations sexuelles sont catégorisées comme « à part » ; des réflexes parfois âgistes des adultes dans le fait de systématiquement considérer les jeunes comme irresponsables vis-à-vis de leur sexualité ; et enfin de l’ethnocentrisme lorsque les différentes cultures et religions ne sont pas prises en compte lors des interventions en EVRAS. Deux théories féministes permettant un nouvel éclairage sur l’EVRAS sont ensuite présentées, à savoir la critique féministe radicale et la critique féministe intersectionnelle. Pour chacune d’elles, nous exposons les idées principales du courant et quelques critiques formulées à son encontre. Ensuite, dans une conclusion partielle, les apports de ces théories féministes lorsqu’on les applique à l’EVRAS sont mis en avant. Enfin, le dernier titre reprend certaines recommandations politiques pertinentes pour la réécriture de l’accord de coopération entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région wallonne et la Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale, qui est en discussion à l’heure actuelle.