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Comment et dans quelle mesure l'agroécologie peut-elle contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Afrique de l’Ouest ? Perception d’acteurs locaux du Bénin et du Burkina-Faso.

(2021)

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La situation environnementale du 21e siècle est préoccupante : changements climatiques, dégradation de la biodiversité, désertification, épuisement des ressources naturelles... A l’heure actuelle, ce sont les pays contribuant le moins aux émissions globales de gaz à effet de serre qui subissent le plus les conséquences d’un modèle économique vieillissant, fondé sur l’ignorance d’éléments indispensables à sa prospérité et à sa continuité. L’agriculture, en se situant parmi les secteurs les plus émetteurs de GES, a une part significative de responsabilité dans le réchauffement climatique. L’objectif de ce mémoire est d’évaluer le potentiel d’atténuation des émissions de GES au travers de pratiques agroécologiques en Afrique de l’Ouest. Afin de répondre à la question de recherche principale « Comment et dans quelle mesure l'agroécologie peut-elle contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Afrique de l’Ouest ? », des données sont collectées selon deux approches méthodologiques complémentaires. Premièrement, les informations sont recueillies par un recensement de la littérature scientifique existante. Ensuite, une enquête de perception des agents de terrain et de chercheurs académiques béninois et burkinabè constitue une base de données empiriques. Ces deux approches confrontent les dimensions théoriques et pratiques de l’agroécologie. L’analyse des résultats montre que l’agroécologie est capable d’atténuer les émissions de GES émises par l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Elle utilise des techniques agricoles adaptées aux zones géographiques et climatiques, restaure les propriétés biologiques des sols, augmente la séquestration du dioxyde de carbone et peut-être perçue comme une solution systémique aux défis sociaux, économiques et environnementaux. Toutefois, ces résultats ne peuvent être obtenus qu’en surmontant un certain nombre d’obstacles freinant le développement d’une transition agroécologique. Dernièrement, l’enquête de perception des acteurs locaux révèle un fait troublant : les pratiques et techniques de l’agriculture industrielle obligent indirectement certains producteurs à contribuer à un système qu’ ils savent néfaste pour eux, mais dont il est impossible de sortir. Dès lors, il est plus que temps de rééquilibrer les rapports de force entre « l’agrobusiness » et l’agriculture alternative. Pour se faire, réformer la formation en agronomie, convaincre les producteurs de la rentabilité des cultures agroécologiques et établir des politiques agricoles adaptées constituent des pistes de réflexion.