La frontière entre le secret professionnel et la non-assistance à personne en danger dans le cadre des violences entre partenaires intimes : comment les professionnels du monde psycho-médico-social vivent-ils cette frontière ?
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- Longtemps considérée comme un problème relevant de la sphère privée, et dont on ne doit donc pas parler, la violence conjugale est aujourd’hui une problématique mise en avant par la société. Toutefois, force est de constater que briser le silence reste difficile. Beaucoup de victimes choisissent de se taire plutôt que de dévoiler les violences subies. Face à la gravité et à la complexité du phénomène, il est essentiel d’améliorer les connaissances des professionnels pour assurer une détection précoce et une meilleure prise en charge des victimes de violences entre partenaires intimes. Bien souvent, dans le cadre des violences conjugales, si une victime révèle ce qu’elle vit à un professionnel, c’est avant tout pour être écoutée et aidée. Cependant, les professionnels, face à une révélation ou à un constat de violence conjugale peuvent être confrontés à un dilemme. En effet, si la personne accepte de se confier sur sa situation, cela n’implique pas nécessairement qu’elle accepte de porter plainte contre son partenaire. Dès lors, dans certains cas, l’intervenant peut devoir faire la balance entre respecter le secret professionnel ou lever la confidentialité, et agir ainsi à l’encontre de la volonté de la victime, pour respecter le devoir d’assistance à personne en danger.