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Vers l’inclusion scolaire d’une personne aveugle: Quelles sont les représentations sociales et les attitudes des enseignants dans l’enseignement secondaire ordinaire?

(2016)

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Cette étude de cas a pour objet les représentations sociales de la cécité et de l’inclusion scolaire d’une personne aveugle. Fort de ses observations sur le terrain ainsi que de sa motivation à comprendre les craintes et les motivations qui incitent les professionnels de l’enseignement secondaire ordinaire à prendre activement part ou non au projet d’inclusion scolaire d’une personne aveugle, l’auteur a souhaité, dans une approche sociologique, croiser la volonté actuelle du politique de promouvoir l’inclusion scolaire à la réalité du terrain. Cette étude qualitative est basée sur des entretiens semi-directifs compréhensifs (Blais & Durand, 2003 ; Savoie-Zajc, 2003) menés auprès de six enseignants et de la direction d’une école en Belgique francophone qui accueille depuis cinq ans un garçon aveugle. Elle tente, à la lumière des modèles représentationnels de la cécité (Weygand, 2003, 2010 ; Chanrion, 2006) et du handicap (Ravaud, 1999 ; Riedmatten, 2002 ; Michailakis, 2003) ainsi que leurs influences dans les attitudes (Rousseau & Preud’homme, 2010 ; Aglione, 2011) et dans l’évolution des logiques éducatives (Establet & Zaffran, 1997 ; Muller, 2013), de faire émerger les représentations sociales (Pfeuti, 1996 ; Jodelet, 2003, 2011 ; Moscovici, 2004 ; Seca, 2010) des enseignants, en procédant à une analyse thématique de contenu (Braun & Clarke, 2006) de leurs discours. Trois objectifs distincts sont visés : identifier le fondement des attitudes plus ou moins inclusives ; établir s’il y a modification dans les représentations sociales ; dégager des pistes d’actions pour une meilleure inclusion scolaire des personnes aveugles. Les résultats rejoignent ceux de Bélanger (2004, 2006, 2010). Ainsi, un élève aveugle suscite chez l'enseignant des inquiétudes, légitimes mais non fondées, liées essentiellement à la peur de l’inconnu, à celle de « mal faire » ou de devoir faire du « bénévolat ». Les représentations sociales de la cécité et de l’inclusion scolaire des personnes aveugles évoluent favorablement, parallèlement à la réussite scolaire de l’élève inclus. L’inclusion nécessite une plus importante collaboration entre les acteurs de terrain, qui sont critiques vis à vis du politique. L’étudiant-chercheur suggère d’élargir cette étude de cas à des études statistiques pour identifier, par exemple, d’éventuelles corrélations entre le niveau socio-économique des parents, l’ancienneté professionnelle des enseignants et le nombre d’inclusions scolaires d’élèves aveugles par réseaux et par régions, ainsi que leur réussite.