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La supplémentation en vitamine D chez le patient atteint de mucoviscidose

(2018)

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Introduction : En Belgique, seule une petite minorité de la population générale (< 15%) présente à l’entrée de l’hiver un taux sérique de vitamine OH-D ≥30 ng/ml. Or, ce seuil est celui recommandé chez les personnes atteintes de mucoviscidose, à risque bien accru de carence pour plusieurs raisons dont l’insuffisance pancréatique exocrine (IPE) qu’ils présentent pour la plupart (± 85%). Une supplémentation quotidienne en vitamine D est indiquée chez tous ces patients, pour limiter en particulier l’apparition, à l’âge adulte surtout, d’une ostéoporose. Actuellement, de plus en plus d’études s’intéressent aussi aux rôles secondaires bénéfiques de la vitamine D, notamment sur la fonction respiratoire et le niveau d’inflammation. Objectifs : (1) Dresser dans une clinique de mucoviscidose un état des lieux des taux sériques de vitamines liposolubles (A, D, E) chez les patients présentant une IPE, (2) Investiguer l’importance de déterminants potentiels du taux de vitamine OH-D, (3) Dégager des pistes affinées de supplémentation et évaluer leur impact sur le taux sérique de vitamine OH-D. Méthodes : L’essentiel du travail est basé sur une étude observationnelle rétrospective portant sur 141 patients présentant une IPE, suivis entre avril 2015 et novembre 2016 (Cohorte I.1). Parmi les outils statistiques, l’analyse de covariance et la régression multiple ont été utilisées afin d’expliquer au mieux la variabilité des taux sériques de vitamine OH-D. Chez 91 de ces patients (Cohorte I.2), un taux sérique de vitamine OH-D était disponible à la fois « en été » (entre le 1er avril et le 30 septembre) et « en hiver ». Cette cohorte a permis de préciser l’impact notoire de la saison sur le taux de vitamine OH-D. Enfin, en fonction des résultats du travail, une optimalisation de la supplémentation a été tentée chez 74 patients suivis par le même clinicien (PL) et son impact évalué avec un recul moyen d’un an (Cohorte II). Résultats : Le facteur principal expliquant les différences de taux sérique de vitamine OH-D entre patients est un simple score d’adhésion au traitement, établi par le clinicien en charge avant le recueil des données. Une augmentation moyenne de 17% de la supplémentation en vitamine D « en hiver » permet de maintenir le taux sérique médian de vitamine OH-D (25 ng/ml en été vs 28 ng/ml en Hiver). Toutefois, plus de patients restent avec un taux sérique insuffisant, entre 10-29 ng/ml « en hiver » (65% en hiver vs 60% en été). Dans la Cohorte II, une majoration de la supplémentation quotidienne en vitamine D de l’ordre de 25% et la prise en compte plus attentive de la régularité et des modalités de supplémentation ont permis en 1 an une augmentation significative de la proportion de patients présentant un taux sérique de vitamine OH-D optimal (≥ 30 ng/ml), passant de 62 % à 90% (p<0.001). Introduction: In Belgium, only a small minority of the population (<15%) enters the winter season with a vitamin OH-D serum level ≥ 30 ng/ml. Yet, this serum level is the one recommended in the cystic fibrosis population, who is at higher risk of vitamin D deficiency for several reasons, mostly due to pancreatic insufficiency found in 85% of patients. A daily vitamin D supplementation is thus recommended for those patients, mainly to prevent osteoporosis in adult life. Currently, more and more studies also focus on the beneficial effects of vitamin D, especially on respiratory function and inflammation level. Objectives: (1) To assess fat-soluble vitamins serum levels (A, D, E) in a cystic fibrosis and pancreatic insufficient population, (2) To investigate the relative importance of several determining factors on the vitamin D serum level, (3) To try bringing out other supplementation protocols and to assess their impact on the vitamin OH-D serum level. Methods: The main part of this work is based on an observational retrospective study of 141 pancreatic insufficient Cystic Fibrosis patients, followed between April 2015 and November 2016 (Cohort I.1). Covariance analysis and multiple regressions were used to model the vitamin D serum level. In 91 out of 141 patients (Cohort I.2), vitamin D serum levels were available both for the summer (between the 1st of April and the 30 of September) and the winter seasons. This second cohort allowed us to quantify the well-known impact of seasonality on the vitamin D serum level. Based on the results gathered from the first part of this research, an optimization of the supplementation protocol was applied to 74 patients (Cohort II) followed up by the same practitioner (PL) and its impact assessed about 1 year later. Results: The main significant factor explaining most of the vitamin D serum level variability amongst patients is a basic supplementation adhesion score as defined by the practitioner before data collection. A 17% increase in the daily vitamin D supplementation dose during the winter allowed maintaining the median vitamin D serum level (25 ng/mL in Summer to 28 ng/mL in Winter). However, during winter, more patients remained with an insufficient vitamin D serum level, between 10-29 ng/mL (65% in Winter vs 60% in Summer). In Cohort II, a 25% increase in the daily vitamin D supplementation dose and more attention on the adherence and the treatment modalities succeeded to significantly increasing the proportion of patients with an optimal vitamin D serum level, from 62% to 90% (p<0.001), at one year.