La servante écarlate à l'écran. Découverte ou mise à mort de résistances féminines face à l'oppression patriarcale. L'analyse du contrôle social et des modes de résistance.
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- Si la criminologie, notamment la criminologie culturelle, s’intéresse à la culture et aux supports culturels, les recherches sont encore timides en matière d’analyse de séries télévisuelles. À travers l’étude de la série à succès La servante écarlate, c’est l’occasion de tenter la conciliation entre les deux et d’apporter un savoir dans ce champ de recherche. En analysant des données issues directement du visionnage des deux premières saisons, ce travail a pour finalité de rendre compte du contrôle social et des modes de résistance. Le contrôle social dans la série peut être qualifié de patriarcal car il tente d’opérer un contrôle sur les femmes. Si les hommes sont à l’origine de ce contrôle, il ne faut pas penser la dichotomie hommes/femmes et dominants/dominées de façon aussi tranchée. En effet, les femmes en sont aussi les complices. Face au contrôle social patriarcal, des modes de résistance émergent. La solidarité féminine est l’un des modes de résistance par excellence dans la série. D’autant plus que cette solidarité féminine traverse les frontières de la fiction pour devenir une réalité. Par le biais de mouvements féministes, la série La servante écarlate est devenu un symbole pour certaines luttes féministes.