La direction attentionnelle requise en thérapie par exposition : évaluation du rôle de la distraction ou de la focalisation et d'une tâche de discrimination, lors de l’exposition, dans une population d’arachnophobes
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- Ce mémoire s’est intéressé à la thérapie par exposition dans le cas de l’arachnophobie, c’est pourquoi une partie théorique sera consacrée à une description de la phobie spécifique, de ses mécanismes d’acquisition et de réduction de la peur. Ensuite, les théories et les études qui s’intéressent à la direction attentionnelle requise ont été examinées. Elles ont mis en évidence d’importantes divergences dans la littérature. Dans le but de mieux les comprendre, l’étude de Dethier, Bruneau & Philippot (2014) a été analysée. Une supériorité de la focalisation a été observée au terme de cette expérimentation mais afin de vérifier ces résultats, ce mémoire a reproduit l’étude de Dethier et al. (2014). La recherche actuelle tente de vérifier si les effets obtenus dans la première expérimentation ne sont pas dus à l’effet d’un traitement spécifique de l’image dans la condition de focalisation et de traitement plus général de la position en condition de distraction. Cette vérification d’une influence de la nature de la tâche a été réalisée à l’aide d’une condition de discrimination. L’expérimentation a donc été divisée en quatre conditions expérimentales. La distraction a été évaluée par une tâche d’imagination de mots non-schématiques alors que la focalisation a été évaluée par une tâche d’imagination de mots schématiques. Distraction et focalisation ont été couplées à une tâche de discrimination ou de non discrimination de l’image. Afin de rendre compte des variations de l’anxiété lors de l’expérimentation, différentes mesures ont été prises. Ce mémoire se focalise sur la mesure de la conductance cutanée. Au terme de cette étude, il a été mis en évidence qu’il existe un effet du temps sur la conductance cutanée. En effet, celle-ci diminue entre le début de la première séance et la fin de celle-ci et un retour de la peur entre la fin de la première séance et le début de la deuxième a été remarqué. Toutefois, aucun effet de condition ne semble apparaître pour la mesure de la conductance cutanée. Puisque cette étude présente des limites suite à des biais d’expérimentation, il semblerait intéressant de continuer les études à ce sujet en intégrant toutes les variables dépendantes. De même, il serait utile d’analyser des variables qui pourraient avoir une influence sur les effets observés tels que le contrôle perçu ou le sentiment d’efficacité personnelle.