Développement de la métacognition et de la mémorisation chez des élèves de dix-douze ans : la construction et l’utilisation de cartes mentales comme outils de mémorisation.
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- Cette recherche comparative a pour but de déterminer l’impact d’une approche pédagogique axée sur les cartes mentales et les temps métacognitifs. L’auteure s’est basée sur ses observations de terrain et sur les conclusions d’une phase exploratoire démontrant le rôle motivant des cartes mentales et l’importance de la métacognition pour apprendre. Alors, dans le cadre d’un master en sciences de l’éducation à la FOPA, l’auteure a voulu analyser si un dispositif, comme celui utilisé dans sa classe, favorise ou non les performances mnésiques d’une part et la métacognition des apprenants dans le cadre de la mémorisation d’autre part. L’hypothèse suggère que la construction et la réalisation de cartes mentales (Buzan & Buzan, 2014) accompagnées de temps métacognitifs (Lafortune & Robertson, 2004) favoriseraient la mémorisation des apprenants tant du point de vue des performances que de celui de la métacognition (Noël, 1997, 2003 ; Flavell, cité par Pinon, 2007). Cette recherche a été menée selon deux méthodologies afin de tester cette double hypothèse. D’une part, la recherche quantitative, dont les données ont été récoltées via des tests de performances en mémorisation et ont été analysées via des tests T de Student pairés et indépendants (Delory, 2003), a permis de déterminer que le dispositif a eu un impact positif sur les performances mnésiques des élèves du groupe test, à contrario du groupe contrôle dont les performances n’ont pas évolué. D’autre part, la recherche qualitative, dont les données ont été récoltées par des entretiens semi-directifs compréhensifs (Kaufmann, 2011) et ont été analysées selon l’analyse thématique de contenu (Braun & Clarke, 2006), n’a pas permis de déterminer de manière scientifique l’impact positif du dispositif sur la métacognition des élèves du groupe test en mémorisation. Néanmoins, des différences entre les deux groupes semblent indiquer que les élèves du groupe test ont des méconnaissances plus enrichies et des processus métacognitifs plus élaborés que ceux des participants du groupe contrôle. Dès lors, l’auteure propose qu’une telle approche pédagogique, basée sur les cartes mentales et les temps métacognitifs, et comprenant des moments d’interactions entre pairs, permet d’enrichir la métacognition des apprenants dans le cadre de la mémorisation ainsi que leurs performances mnésiques.