Analyse de l'implémentation d'une politique éducative: le cas de l'approche par compétence chez les enseignants de langue maternelle et mathématique à la Fédération Wallonie Bruxelles
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- À l’abord de l’an 2000, le décret « Missions » définit, à l’article 5, les missions prioritaires de l’école en Fédération Wallonie Bruxelles et énonce les objectifs assignés à chaque niveau d’enseignement en termes de « compétences ». Il précise en outre comment, pour chaque degré, doivent être définies les compétences et écrits les programmes propres à chaque pouvoir organisateur. Dès lors, l’Approche Pédagogique par Compétences (APC) est devenue une obligation légale. Formulé autrement : les enseignants doivent organiser leurs cours, la classe et les évaluations sur base de programmes qui ont été réécrits sous forme de compétences. Mais alors, qu’en est-il sur le terrain ? Comment cela se passe-t-il concrètement pour les pratiques enseignantes ? Ont-elles évolué ? Ont-elles dû être modifiées ? Si elles le sont, c’est dans quel sens ? Si elles ne le sont pas, pourquoi en est-il ainsi ? A l’aube de la mise en œuvre d’une prochaine réforme sociopolitique majeure : l’instauration du Pacte d’Excellence, il est intéressant de répondre à ces interrogations multiples. Nous partirons à la rencontre d’enseignants exerçant dans le secondaire supérieur, à Bruxelles, en Français et en Mathématique. Notre objectif est clair : nous allons les écouter pleinement, ouvertement, sans cadre conceptuel prédéfini si ce n’est celui relatif à l’approche par compétence qui est un concept-clé de notre problématique. Cette volonté s’explique par le fait que nous ne voulions pas mettre leur discours dans des petites boites induites par une catégorisation précoce et trop élaborée. Nous avons opté pour une analyse qualitative des données récoltées par entretiens, puisque cette méthode « se propose de rechercher les manières de voir les choses de la part des acteurs étudiés, c’est-à-dire de rechercher le “sens”, les “systèmes de sens”, les “modèles culturels”. » (Albarello, 2003, p. 64). L’idée est d’octroyer aux enseignants une « carte blanche » pour décrire, illustrer et argumenter leurs choix et leurs pratiques pédagogiques quotidienne.