Sélection à l’entrée à l’université congolaise: Etude des effets du concours d’admission et de quelques caractéristiques d’entrée sur les performances académiques des étudiants en première année à l’Université de Kinshasa
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- En R.D. Congo, depuis la rentrée académique 2010-2011, le candidat à l’inscription à l’université doit avoir obtenu au moins 60% à l’examen d’Etat, ou réussir à un concours d’admission s’il a obtenu entre 50 et 59% au secondaire. Depuis la mise en place de ces mesures, aucune étude n’a été menée pour en évaluer les effets sur les résultats académiques. Notre recherche qui s’inscrit dans le cadre de la pédagogie universitaire, s’est voulue être une première tentative de réponse à cette préoccupation. Nous nous sommes ainsi posés les questions suivantes : Quels sont les effets du concours d’admission sur les performances académiques en première année ? Existe-t-il une différence entre les étudiants admis sur base de leur pourcentage au secondaire et ceux ayant passé le test d’admission ? Parmi les caractéristiques individuelles susceptibles d’influencer les résultats de ces étudiants, lesquelles sont les plus déterminantes ? Afin de répondre à ces questions, nous avons opté de mener une recherche quantitative à l’Université de Kinshasa. Les données ont été récoltées auprès de 318 sujets au moyen du questionnaire et de la technique documentaire. Les résultats d’analyses statistiques réalisées nous ont permis de constater que, ces nouveaux critères d’admission à l’université n’ont pas permis d’améliorer les résultats des étudiants en première année. De même, les modèles de régression que nous avons réalisés ont révélé qu’aucune caractéristique d’entrée ne s’est avérée être la plus déterminante dans l’explication des performances académiques. Ce dernier résultat s’oppose à plusieurs recherches antérieures. C’est pourquoi, nous avons d’une part proposé la révision de ces mesures et d’autre part, la poursuite des investigations sur ce sujet. Ces dernières devront porter sur des échantillons beaucoup plus grands et intégrer dans les modèles d’analyse le plus de facteurs explicatifs possibles, afin d’optimiser les chances de tomber sur des facteurs plus déterminants sur lesquels s’appuyer pour expliquer les performances académiques en contexte congolais. Il nous semble également indispensable de faire recours à une approche méthodologique mixte.