La reconversion professionnelle des enseignants de seconde carrière : entre tensions et satisfaction lors de l'insertion professionnelle
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- « Je dirais juste qu’il ne faut pas hésiter à le faire. Parce qu’on est pas lié à un travail et si le travail que l’on fait ne nous satisfait plus à un moment, la vie est trop courte que pour s’embêter dans un job qui ne nous convient pas. » (Q., 1.75-177) Voici les paroles d’une enseignante de seconde carrière, anciennement juriste, ayant entamé un processus de reconversion professionnelle volontaire, sujet auquel nous nous sommes intéressées tout au long de ce mémoire. De nos jours, il existe une pénurie d'instituteurs primaires dans les pays occidentaux. En Fédération Wallonie-Bruxelles, une formation en horaire adapté a vu le jour il y a de cela environ six années au sein de deux Hautes Ecoles, permettant à des personnes désirant faire ces études de continuer à travailler tout en se formant. Mues par la curiosité, il nous a semblé intéressant de cibler notre recherche dans le domaine de l’éducation sur ces enseignants au profil spécifique, sur ce qui les ont amenés vers une reconversion et leur ressenti une fois dans la phase d’insertion professionnelle. Pour ce faire, nous avons donc tenté de répondre à la question de recherche suivante : Comment l’insertion professionnelle dans le métier d’instituteur primaire des enseignants de seconde carrière, suite à une reconversion professionnelle volontaire, répond-elle à leur quête identitaire ? Cette recherche est basée sur des entretiens semi-directifs menés auprès de cinq enseignants de seconde carrière travaillant dans l’enseignement depuis deux à trois ans. Nous avons adopté une approche qualitative à visée compréhensive dans le but d’en apprendre davantage sur ce processus de reconversion professionnelle volontaire. Plusieurs éléments de réponses sont apportés à notre question dans ce mémoire. La plupart des enseignants interrogés sont satisfaits de leur reconversion professionnelle et sont, à présent, plus épanouis que dans leur première carrière et ce, pour plusieurs raisons telles que l’horaire confortable, l’autonomie et le contact avec les enfants. Toutefois, le travail en équipe et la vision restreinte qu’ont les enseignants de première carrière sur le monde extérieur sont deux des obstacles à la régulation de leurs tensions identitaires qui reviennent chez plusieurs des enseignants interviewés. Dans une perspective future, des rencontres avec les enseignants concernés dans notre étude pourraient être programmées dans le but de comprendre leur satisfaction dans ce métier sur du plus long terme.