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Psychose, Création et Existence, une valse à trois temps Rencontre avec Camille Claudel

(2019)

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Ce mémoire explore le lien entre la psychose, la création et le sentiment d’existence chez Camille Claudel. Leur articulation mouvante, à l’image d’une valse, nous invite à la rencontre de cette femme artiste passionnée, par le récit de son drame existentiel. Notre fil se tissera autour de ce questionnement : Quelle fonction peut avoir son œuvre ? Comment s’est faite la bascule dans la psychose ? Quelle création permet le délire ? Que nous dit son histoire sur la fragilité de son sentiment d’existence ? Notre propos n’est donc pas dans l’interprétation de l’ œuvre de Camille mais dans l’approche de son faire-œuvre. Nous proposons l’hypothèse que son œuvre joue le rôle de sinthome qui permet de consolider le nouage des trois dimensions : l’Imaginaire, le Symbolique et le Réel permettant à ce dernier de ne pas s’échapper et évitant la bascule vers la psychose. Pour soutenir ce nouage, un agencement est nécessaire, comme un filet de secours. Quand il se troue, le vide s’ouvre et le néant s’invite proposant un nouveau sens à l’existence où le délire tente de dire l’indicible. Une analyse de chaque pilier de cet agencement sera proposé : la sculpture, le père, le frère et Rodin. Le sentiment d’existence très précaire aux prémices de la vie de Camille sera étayé à travers son roman familial qui nous montre un double deuil maternel pathologique faisant de Camille l’héritière du fantôme de son aïeule ainsi qu’une impossibilité à vivre un attachement « sécure » avec une mère qui n’a probablement pas pu sentir l’existence en elle. L’artiste ne cherche -t-il pas par son œuvre à restaurer et/ou ne pas laisser filer le symbole de SOI, à faire exister son existence en péril ?