L’échappée belle/ Création et subjectivation : le processus artistique comme réponse au déterminisme du sujet, de Beyrouth à Bruxelles
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- Toute production artistique est l’expression d’un certain rapport au monde, et le spectacle vivant n’échappe pas à ce truisme : même si chaque représentation est unique, même si sa forme n’est jamais définitive, il est le résultat d’un long processus révélant le rapport de l’artiste au monde. De ce point de vue, analyser et comprendre un spectacle, c’est mettre en lumière et expliciter ce rapport. S’il est entendu que l’artiste créateur/trice décide de ses références et fait ses choix, le présent mémoire s’attache néanmoins à comprendre ce qui les précède. Plus précisément, il vise à élucider le contexte socioculturel et son influence dans le processus créatif qui aboutit au spectacle d’art vivant. Nouveau truisme : ces choix et ces références ne naissent pas dans le vide. Ils prennent racine dans un terreau dont il s’agit ici d’explorer la fécondité et dont l’existence questionne la notion d’autonomie du sujet. Détermine-t-il le comportement de l’être humain à l’endroit où celui-ci pensait agir par lui-même ? L’artiste, conscient.e ou non de la possibilité de ce déterminisme social, est-il ou elle capable de s’en extraire ? Dans quelle mesure l’art permet-il de devenir sujet de sa propre création ? En d’autres termes, la création artistique est-elle entièrement régie par des normes et des déterminismes sociaux ou existe-t-il une autonomie du sujet artiste ?