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- Dans le cadre de ce mémoire, nous nous sommes intéressée à l’influence de la musique sur le partage social de la peur. Nous avons divisé cette étude en deux temps. Le premier contient une brève revue de la littérature concernant les trois domaines de notre thème à savoir les émotions, le partage social et la musique. Cette prise de connaissance avec ces trois variables nous a permis d’élaborer des hypothèses de recherche pour la seconde partie de ce travail. A partir de celles-ci, nous avons réalisé une recherche avec la participation de 110 étudiants répartis en trois groupes aux conditions musicales différentes (congruente, neutre et sans). Nous leur avons demandé de répondre à quelques questionnaires pour évaluer leur affect général, leur inconfort et leur réaction émotionnelle durant la recherche. Ces mesures ont été répétées à trois reprises : avec la tâche d’induction émotionnelle, après la tâche de partage social et entre les deux. Nous avons alors pu évaluer l’effet de la première tâche sur les participants en fonction de la condition musicale. Nous avons ensuite analysé le partage social récolté en comparant les groupes sur leur pourcentage d’utilisation de catégories de mots en rapport avec les affects, les émotions négatives, les émotions positives, l’anxiété, la colère, la tristesse, la cognition et l’exclusion. Ces variables nous ont été fournies grâce au logiciel LIWC. Nous avons également demandé aux participants de répondre à un questionnaire de compétence émotionnelle, de personnalité à cinq facteurs et d’alexithymie. L’analyse de ces données ne nous a pas permis de confirmer notre hypothèse principale. En effet, la musique n’a pas eu d’effet sur l’induction émotionnelle ni sur le contenu et la longueur du partage social. Néanmoins, nous avons pu observer les bénéfices régulateurs de l’émotion du partage social. Nous avons également vu que les personnes plus alexithymiques semblent bénéficier de la musique pour partager leurs émotions positives. Cette conclusion demande cependant de plus grandes investigations afin de déterminer le type de musique qui pourrait confirmer et amplifier ce phénomène. De plus, il semble que les personnes en condition de musique congruente utilisent un plus grand nombre de mots en rapport avec la cognition. Les limites de LIWC ne nous permettent pas de connaître spécifiquement les mots compris dans cette catégorie. Cette découverte nécessite aussi de plus amples recherches afin d’évaluer si la musique encourage un traitement cognitif et rationnel de l’émotion.