Etude de la plasticité du système de reconnaissance des visages, à travers le développement d'une expertise pour des visages inversés
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- L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les questions relatives à l’expertise et la plasticité du système de reconnaissance des visages. Selon les données de la littérature, nous sommes experts pour reconnaître les visages, probablement parce que nous y avons été exposés tout au long de notre vie. L’environnement a donc une grande part de responsabilité dans cette expertise, bien qu’une interaction avec des facteurs génétiques soit probable. Il serait possible d’intégrer le traitement d’une nouvelle catégorie de stimuli homogène, suite à un entrainement intensif à leur individualisation. Si le système de reconnaissance des visages est plastique, les mécanismes et zones cérébrales typiquement impliqués dans la reconnaissance de visages deviendraient identiques après l’entrainement au traitement de stimuli entrainés. Notre étude a pour but de confirmer les résultats de l’étude de Laguesse et al. (2012) concernant l’expertise en reconnaissance des visages, mais aussi d’aller au-delà de cette question en évaluant la plasticité de ce système de reconnaissance. Pour ce faire, nous avons entrainé 28 sujets à la reconnaissance de visages inversés, et les avons testé avant et après cet entrainement à l’aide de tâches comportementales et électrophysiologiques. Notre hypothèse est l’apparition du mécanisme typiquement impliqué dans la reconnaissance des visages à l’endroit (le traitement holistique), ainsi que le recrutement des zones spécifiques au traitement de ces stimuli. Les résultats obtenus ne soutiennent cependant pas nos hypothèses. Ils suggèrent que nous sommes capables de nous améliorer dans le traitement d’une nouvelle catégorie de stimuli homogène, mais que nos performances n’égalent pas celle observées pour les visages à l’endroit. De plus, les mécanismes qui sous-tendent cette amélioration ne semblent pas être ceux typiques au système de reconnaissance des visages, et deux semaines d’entrainement ne sont pas comparables à des années de pratique. Par ailleurs, nous recrutons les zones spécialisées dans le traitement des visages suite à l’entrainement, mais ces modifications ne sont pas spécifiques aux stimuli entrainés, notre système de reconnaissance des visages n’apparaît donc pas plastique, du moins après deux semaines d’entrainement. Lors d’études ultérieures, il serait intéressant d’éclaircir la question suivante : « l’amélioration observée suite à l’entrainement est-elle qualitative ou quantitative ? », en utilisant par exemple des stimuli qui ne varient que dans leurs informations configurales.