L'influence des facteurs contextuels sur les réponses d'aide de l'aidant : rôle des caractéristiques des phrases du demandeur d'aide et du degré de proximité entre les deux interactants
Files
VandenWijngaert_41431000_Lefranc_57231000_2015.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.79 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Dans le domaine de la communication de soutien, les chercheurs ont davantage porté leur intérêt sur les facteurs dispositionnels (e.g., le genre ou encore la personnalité) pouvant influencer les réponses d’aide fournies à une personne en détresse. Pourtant, étudier l’influence des facteurs contextuels nous semble essentiel afin d’appréhender le processus interactionnel dans son ensemble. A cette fin, la recherche expérimentale de ce mémoire s’est intéressée aux réponses d’aide des participants générées à travers une mise en situation fictive d’interaction avec un ami ou un inconnu. Concrètement, ce mémoire cible deux questions de recherche : l’influence des caractéristiques des phrases du demandeur d’aide (i.e., le contenu des phrases et le degré d’émotion du discours) ainsi que l’influence du degré de proximité entre les deux interactants sur les réponses d’aide fournies par les participants. La partie théorique de ce mémoire se compose de deux chapitres. Le premier a pour objectif d'identifier les réponses d'aide apportées à une personne en détresse mises en évidence par divers courants théoriques et empiriques, en envisageant la communication comme un processus unilatéral et non comme un processus interactionnel. Le second chapitre, quant à lui, pallie ce manque en exposant l'aspect interactionnel de la communication, en se centrant spécifiquement sur l'étude des facteurs contextuels pouvant influencer les réponses d'aide d'un aidant. La partie empirique présente et discute trois hypothèses principales. Celles-ci postulent que les réponses d’aide de l’aidant sont influencées par (1) le contenu de la phrase exprimée par le demandeur d’aide (agentique/communion), (2) le degré de proximité entre les deux personnes en interaction et (3) le degré d’affect/émotion contenu dans le discours de la personne en difficulté.