La reconnaissance professionnelle comme facteur de motivation chez les enseignants de l’EPSC
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- Jamais l’enseignement n’a été soumis à autant de réformes susceptibles d’accroître la difficulté d’exercer le métier d’enseignant. Les auteurs se sont penchés, par le biais d’entretiens effectués dans deux établissements scolaires indépendants l’un de l’autre, sur la complexification et la transformation du métier d’enseignant, du métier d’infirmier ainsi que sur les problèmes d’organisation inhérents à ces professions. La chronologie des circonstances historiques amenant à l’explication de l’émergence de deux filières de formations des infirmiers répondant à des enjeux, juridiques, politico-historiques et socio-économiques, permet de définir correctement le cadre théorique qui conduit les auteurs à se pencher sur les facteurs qui influencent la motivation des enseignants. La méthodologie choisie pour mener cette recherche est basée sur le choix d’une posture épistémologique, qui s’attache à la compréhension et l’interprétation de phénomènes. Elle a pour but d’étudier non seulement les sources de la reconnaissance au travail pour les enseignants-infirmiers ainsi que la façon dont elle leur permet de continuer à travailler en préservant leur bien-être. Pour cerner et comprendre ces données nous avons eu recours à une démarche d'investigation de type qualitatif à visée compréhensive. L’étude fait ressortir quelques éléments susceptibles de constituer autant de leviers d’action dans la gestion effectuée par la direction d’un établissement scolaire afin de favoriser le développement des compétences professionnelles dans le domaine du management, principalement relatives à la gestion des ressources humaines et de la communication. Les fragments d’entretien, choisis pour la pertinence de leurs propos fédérateurs, constituent le parfait substrat invitant à entamer une analyse brute, en concordance avec les théories de la psychodynamique au travail (Dejours) et celle de l’autodétermination (Deci & Ryan), et ce, afin de déboucher sur quelques pistes de recherche pour le futur. Ainsi, s’il en ressort globalement que les enseignants du quatrième degré n’apparaissent pas comme démotivés malgré les années de fonctionnement, ni comme fuyant le métier d’enseignant, ils n’en sont pas moins demandeurs, malgré la gratitude ressentie de la part de la patientèle et du corps estudiantin, de davantage de reconnaissance hiérarchique.