Développement du sentiment de déshumanisation organisationnelle : antécédents et médiateurs
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- Cette étude avait pour but d’étendre les recherches sur les antécédents de la déshumanisation organisationnelle. Celle-ci se définit comme l’expérience qu’un travailleur peut faire lorsqu’il se sent objectifié et dénié de subjectivité personnelle par son organisation. Sur bases de la littérature existante nous faisions l’hypothèse que la déshumanisation organisationnelle peut être influencée par plusieurs facteurs comme l’insécurité d’emploi ou la justice procédurale. De plus, nous faisions aussi l’hypothèse que ces facteurs avaient un effet indirect sur la déshumanisation à travers deux médiateurs à savoir le support organisationnel perçu et la perception des politiques organisationnelles. Les résultats obtenus à partir de questionnaire nous informent que les demandes de travail et l’insécurité d’emploi ont une relation positive avec la déshumanisation tandis que l’autonomie, la justice procédurale, le soutien du supérieur et l’autonomie ont une relation négative avec la déshumanisation. De plus, les résultats supportent bien notre modèle de médiation dans lequel le support organisationnel perçu et la perception des politiques permettent d’expliquer l’effet indirect de ces facteurs sur le sentiment de déshumanisation. Cela signifie que la justice procédurale permet non seulement aux travailleurs de ne pas se sentir déshumanisation mais leur donne aussi l’impression que l’organisation se soucis de leur bien-être, ce qui à son tour diminue les chances de sentir déshumaniser. Cependant, certains de nos résultats font surgir des questions notamment sur la dimensionnalité de la justice procédurale ou encore sur le lien entre l’autonomie et le support organisationnel perçu. Nous proposons aussi des éléments de réponse à ces questions dans la discussion.