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Rosier_64371500_2018.pdf
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- Des peintures mi-humaines, mi-animales, prisonnières de structures étroites, à l'anatomie dépouillée, aux formes aveugles et bandées comme autant de corps crucifiés par la violence de la vie. Francis Bacon extériorise ce qui surgit des profondeurs de son âme. Une âme blessée à jamais par les mutilations de son enfance, une âme qui aurait pu sombrer. Grâce à la transmutation, Francis Bacon métamorphose un douloureux passé infantile dans un art qui questionne et qui inquiète par son étrangeté. Il laisse s'exprimer sur la toile, son inconscient face à la cruauté du monde dans lequel nous vivons. Fasciné de toute la violence qui nous entoure et qu'il a lui-même subie enfant. Comme s'il s'identifiait au Christ, son crucifix symbolise toute la souffrance et le désespoir propre à son passé et à la relation sadique de son père sur lui. Coupable de ce que son histoire familiale lui fait porter, Francis Bacon ne semblera exister qu'au travers d'un lien d’attachement masochiste à l'autre. Toute sa vie sera une recherche de sensations à travers des mises en danger incessantes qui montreront sa recherche de limites. Par l'acte de la transmutation qu'il opère grâce à son art, Francis Bacon va chercher à provoquer la naissance de la sensation chez celui qui va regarder ses œuvres. Il ne veut pas juste capter le regard, mais veut dire et faire ressentir, tout ce que la vie elle-même nous fait vivre.