Les troubles du calcul dans la dyspraxie ; Tentative d'évaluation des troubles du calcul dans le cas de la dyspraxie visuo-spatiale
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- La dyspraxie, trouble développemental encore peu étudié à ce jour, engendre bien des difficultés au niveau scolaire. Si l’on se penche sur la dyspraxie visuo-spatiale, on parle de plus en plus des difficultés numériques qui y sont associées. Les nombres ont, en effet, un ancrage profondément spatial. Dans la plupart des cas, les performances générales en mathématiques sont plus faibles chez les enfants présentant une dyspraxie visuo-spatiale que celles des enfants contrôles. Notre présente étude veut faire le point sur ce que l’on sait du lien entre dyspraxie visuo-spatiale et troubles numériques, mais également confirmer d’éventuelles difficultés en mathématiques chez des enfants dyspraxiques d’âge primaire. De ce fait, en testant huit enfants âgés de 6 à 13 ans présentant une dyspraxie visuo-spatiale, ainsi que huit enfants contrôles appariés en sexe, niveau scolaire en mathématiques et niveau cognitif verbal, nous pourrons observer les différents mécanismes qui entrent en jeu et mettre davantage en lumière ce qui poserait problème. Des tâches évaluant les niveaux cognitifs ainsi que les traitements visuo-spatiaux seront proposées pour sélectionner nos participants, puis des tâches numériques générales et spécifiques seront administrées. Elles permettront de voir s’il y a une différence de performance dans les tests numériques entre le groupe dyspraxique et le groupe contrôle ; et si tel est le cas, de voir quelles sont les tâches davantage impactées par les troubles des traitements visuo-spatiaux. Les tests numériques ont apporté des résultats cohérents avec ceux précédemment décrits dans la littérature scientifique. Nous avons ainsi pu confirmer que les enfants présentant une dyspraxie visuo-spatiale obtiennent des performances plus faibles en mathématiques que les enfants contrôles, tant pour des épreuves typiquement visuo-spatiales (tâches de « Ligne numérique mentale de 0 à 100 », de « 0 à 1000 » ou celle des « Carrés ») que pour certaines qui le sont à priori moins (« Calcul mental – additions », « Nombre suivant »). Ces dernières ne sont pas impactées directement par l’aspect visuo-spatial mais plutôt par la non-maîtrise de prérequis numériques à prédominance spatiale. Ainsi la présente étude légitime l’intérêt d’études futures dans le domaine qui pourraient éclairer encore davantage les spécificités de l’apprentissage numérique des enfants présentant une dyspraxie visuo-spatiale.