Validation d’une mesure observationnelle sur les comportements de socialisation parentale, de la Théorie de l’esprit et du traitement de l’information sociale
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- Le présent mémoire s’inscrit dans une recherche plus large menée par Emilie Jacobs, sous la direction du professeure Nathalie Nader-Grosbois. Ce mémoire a pour objectif de répondre à la question suivante : existe-t-il un lien entre l’attitude des mères lors des conversations avec leur enfant à propos des états mentaux et les capacités de celui-ci à les comprendre ? Il constitue également une validation préliminaire de la Grille des Conversations Parent-Enfant (GCPE ; Jacobs & Nader-Grosbois, 2016). Pour ce faire, 15 dyades mère-enfant ont été recrutées. Les enfants de cette population sont tout-venant et d’âge préscolaire. La méthodologie mise en place fut la suivante. Tout d’abord, une anamnèse a été réalisée au domicile des parents, et les enfants ont passés les tests suivants : batterie de tâches en ToM (Nader-Grosbois & Houssa, 2016) et WIPSSI-III (Wechsler, 2004). Ensuite, nous avons proposé aux mères et aux enfants de visionner des images et histoires à caractère émotionnel. Cette situation était filmée, puis analysée au moyen de la GCPE (Jacobs & Nader-Grosbois, 2016). Les mots à caractère émotionnel produits par les mères et les enfants ont été transcrits puis comptabilisés. Par ailleurs, les parents ont été invités à remplir des questionnaires : QCPEE (Mazzone & Nader-Grosbois, 2013), TOMi (Nader-Grosbois & Houssa, 2016), PSA (LaFrenière, Dumas, Capuano, & Dubeau, 1992) et RP (Daffe & Nader-Grosbois, 2009). Les résultats obtenus indiquent la présence d’une relation entre les conversations émotionnelles observées et l’un des scores obtenus lors de l’évaluation de la ToM de l’enfant. Ils démontrent également que, pour certaines émotions, la fréquence et la diversité des mots à caractère émotionnels utilisés par la mère et par l’enfant présentent une corrélation positive. Les mères semblent s’adapter au niveau de compréhension des émotions de leur enfant. Par exemple, elles diminuent leurs références aux émotions lorsque celui-ci présente des compétences en ToM suffisantes. Cette étude est donc un premier pas dans la compréhension du lien entre le contenu des conversations mère-enfant à propos des émotions et la compréhension de celles-ci par l’enfant. Il serait intéressant de poursuivre cette investigation avec une population plus vaste et plus diversifiée, ou encore avec une population présentant une déficience intellectuelle. Réaliser cette étude de manière longitudinale serait également très enrichissant et permettrait d’observer l’impact, à long terme, des conversations mère-enfant.