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Vanhulst_25590800_2015.pdf
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- Cette étude a pour but de lier deux avantages dû au bilinguisme : une meilleure conscience métalinguistique et un meilleur contrôle exécutif. Ceux-ci ont déjà été très étudiés mais, le plus souvent, de façon indépendante. Le but de cette étude est d’articuler ces deux domaines en liant la capacité de résistance à l’interférence et l’apprentissage lexical. Nous avons testé 44 sujets (22 monolingues et 22 bilingues) dans deux tâches d’apprentissage basées sur le paradigme Hebb : la première était manipulée de sorte à créer une situation d’interférence tandis que la seconde ne comportait aucune interférence. Ces deux phases d’apprentissage étaient suivies d’une tâche de décision lexicale pour vérifier si celui-ci avait donné lieu à une trace stable en mémoire à long terme. Les participants ont également été soumis à une tâche non verbale évaluant le contrôle exécutif, la tâche Simon. Nos résultats ont montré que les bilingues apprenaient relativement plus rapidement que les monolingues lorsque la tâche nécessitait un contrôle de l’interférence mais aucune différence n’a été établie entre les groupes lorsque ce n’était pas le cas. De plus, aucun transfert en mémoire à long terme n’a pu être établi. Par ailleurs, les participants ne se sont pas différenciés dans la tâche de contrôle exécutif. Notre étude pourrait se trouver biaisée par différentes caractéristiques de notre échantillon: l’âge, le niveau de bilinguisme, le degré d’alternance et la pratique d’activités influençant le contrôle exécutif. L’avantage des bilingues en apprentissage lexical serait en lien avec leur capacité de résistance à l’interférence due à leurs pratiques linguistiques.