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Diers_56240900_2015.pdf
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- A l’heure actuelle, la question de savoir quels sont les processus mnésiques sous- jacents à la lexicalisation chez les enfants reste ouverte, et plus particulièrement quel est le rôle du sommeil dans ces apprentissages. Une étude récente chez les enfants suggère que le sommeil est impliqué dans des processus de lexicalisation (Henderson, & al., 2012). Cependant, la recherche de Szmalec, & al. (2012) chez des sujets adultes remet en question les effets bénéfiques du sommeil sur la consolidation des évènements lexicaux. Au vu de l’état actuel des connaissances, notre étude se base sur la question suivante : “Quel est l’effet du sommeil sur la lexicalisation chez les enfants dans le cadre d’un apprentissage implicite et verbal de nouvelles formes phonologiques de mots? ”. Afin d’exploiter cette question de recherche, l’ensemble des participants (28 enfants âgés de 6 à 9 ans) a été réparti en deux groupes distincts : la moitié des participants ont appris les nouvelles formes de mots le matin, tandis que l’autre moitié les ont apprises le soir. Dans un premier temps, l’apprentissage a été effectué via le paradigme Hebb qui est un analogue de l’apprentissage naturel de nouvelles formes phonologiques de mots. Dans un second temps, les deux groupes ont passé une tâche de lexicalisation à trois reprises, à savoir 0, 12 et 24 heures après l’apprentissage Hebb, afin d’évaluer la présence d’une consolidation lexicale par des effets de compétition lexicale. Les principaux résultats de notre étude ne montrent pas d’effet de compétition lexicale immédiatement après l’apprentissage Hebb, pour les deux groupes. En revanche, douze heures après l’apprentissage, un effet de compétition lexicale est mis en évidence pour le groupe du soir (qui a passé une nuit de sommeil). Cet effet est maintenu vingt-quatre heures après l’apprentissage. Concernant le groupe du matin, aucun effet n’est observé quel que soit le laps de temps après l’apprentissage. In fine, la lexicalisation chez les enfants nécessite une période d’incubation, celle-ci devant être accompagnée d’une période de sommeil. Cependant, Diekelmann et al. (2009) soulignent la présence de multiples facteurs à prendre en compte concernant l’implication du sommeil sur la lexicalisation, laissant la question ouverte à de futures recherches.