Le craving aux jeux d'argent et de hasard: proposition d'intervention par une méthode d'interférence
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- Introduction : Dans la cinquième et dernière version (DSM-5 ; American Psychiatric Association, 2013), le jeu pathologique a été reclassifié sous l’appellation « Gambling Disorder » dans les troubles liés à une substance et troubles addictifs. Cependant, une différence majeure, dans l’établissement du diagnostic, existe entre le jeu pathologique et les addictions liées à une substance. Celle-ci concerne la non retenue du critère de craving pour le jeu pathologique (Romanczuk-Seiferth, Van Den Brink, & Goudriaan, 2014). Les études réalisées (Ashrafioun, Kostek, & Ziegelmeyer, 2013 ; Young & Wohl, 2009) tendent à montrer que le craving est un facteur prépondérant dans le développement, le maintien ainsi que dans la rechute du jeu pathologique. Ainsi, notre recherche a pour but de tester la méthode d’interférence, construite sur la base de la théorie de l’intrusion élaborée, sur le craving aux jeux d’argent et de hasard. Méthode : 38 participants ont été sélectionnés sur la base de différents questionnaires. Ceux-ci ont ensuite été confrontés à une tâche informatisée pouvant se décomposer en 5 phases. La première constitue l’établissement de la ligne de base. La deuxième et troisième constituent l’induction d’un craving aux jeux d’argent et de hasard. La quatrième concerne la réalisation de la tâche expérimentale ou de la tâche contrôle. La dernière constitue une mesure écologique du craving. Résultats : Une diminution significative des scores de craving a été observée pour les participants du groupe expérimental. Cependant, une diminution significative du craving a également été observé dans le groupe contrôle après réalisation de la tâche. De plus, aucune différence significative en termes de réduction du craving n’a été trouvée entre les deux groupes. Conclusion : Les résultats obtenus dans la présente étude concernant l’efficacité de la méthode d’interférence sont prometteurs. Cependant, il est à souligner que ces résultats ont été obtenus sur la base d’un échantillon de 38 participants et dont la majorité ne présentait pas d’habitudes de jeu à risques. Par conséquent, des recherches ultérieures sont nécessaires afin de répliquer et d’affiner ces résultats.