Évolution des interactions entre les enfants ordinaires et les enfants en situation de handicap au sein d’écoles accueillant des classes inclusives
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- L’intégration scolaire est un concept en pleine expansion ces dernières années. L’intégration scolaire permet aux enfants en situation de handicap d’être scolarisés dans des classes spécialisées tout en étant en contact avec des enfants ordinaires. C’est le cas des classes inclusives, des classes spécialisées situées au sein d’écoles ordinaires. Elles permettent aux enfants en situation de handicap de bénéficier d’une éducation spécialisée tout en partageant certains moments avec les enfants ordinaires (Tremblay, 2017). L’UNESCO (1994) exhorte les gouvernements à mettre en place des politiques éducatives permettant à tous les enfants d’être scolarisés au sein d’écoles ordinaires. Ce mémoire a pour objectif d’étudier l’évolution des interactions entre les enfants en situation de handicap et les enfants ordinaires dans des écoles où un projet de classes inclusives a été mis en place. Deux études quantitatives et une étude qualitative ont été réalisées. La première étude statistique porte sur les réponses à des questionnaires remis à des enfants ordinaires. Afin d’étudier l’évolution des interactions entre enfants ordinaires et enfants en situation de handicap ainsi que l’évolution des comportements d’aide de la part des enfants en ordinaires envers les enfants en situation de handicap, des tests-t pour données indépendantes ont été effectués. La seconde étude statistique a été réalisée grâce aux réponses des enseignants à un questionnaire. Un test de Mann-Whitney a été réalisé afin d’étudier la perception des enseignants sur l’évolution de l’acceptation du handicap par les enfants ordinaires. Suite à ces études statistiques, des entretiens qualitatifs ont été menés auprès de certains enfants ordinaires de ces écoles. Les résultats obtenus lors de ces trois études ont montré que les enfants ordinaires jouent plus avec les enfants en situation de handicap à la fin de l’année qu’au début de l’année. Lors des entretiens, la majorité d’entre eux a exprimé ne pas avoir de préférence quand il s’agit de jouer avec des enfants en situation de handicap ou des enfants ordinaires. Néanmoins, les résultats de ces études n’ont pas permis d’observer d’évolution des comportements d’aide ni d’évolution de l’acceptation du handicap par les enfants ordinaires. Il serait toutefois intéressant dans une prochaine étude d’investiguer les ressentis des enfants en situation de handicap. Les résultats de notre étude nous permettent de dégager plusieurs pistes futures afin de rendre plus aisée l’intégration d’enfants en situation de handicap au sein d’écoles ordinaires.