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Anxiété pour les mathématiques : évaluation de l'effet d'une prise en charge thérapeutique au moyen de l'Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf)

(2015)

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Abstract
L’anxiété pour les mathématiques, étant considérée comme une phobie spécifique, a pour conséquences des réponses physiologiques, cognitives et comportementales négatives (Faust, 1992). Ainsi, la thérapie cognitivo-comportementale permet de diminuer l’anxiété et d’augmenter les performances en mathématiques (Hembree, 1990). Actuellement, les bienfaits de cette thérapie sont révélés de part l’auto-évaluation subjective des personnes anxieuses. Cette étude, quant à elle, a pour but de démontrer objectivement l’effet positif d’une thérapie cognitivo-comportementale en s’appuyant des activations des aires cérébrales de l’anxiété et du réseau numérique lors de tâches numériques et arithmétiques en IRMf. Ainsi, cette étude a recruté des femmes anxieuses pour les mathématiques et non-anxieuses, formant deux groupes différents d’après le AMAS (Hopko et al., 2003a). Deux tâches leur ont été proposées, à savoir une tâche numérique de détection de chiffres comparée à une tâche de détection de lettres et une tâche arithmétique de vérification de multiplications. L’enregistrement de leurs performances et des activations des aires cérébrales en IRMf s’est effectué en deux temps : avant et après la thérapie cognitivo-comportementale proposée aux sujets anxieux. Cette étude montre donc que la tâche de vérification de multiplications a d’autant plus montré, par rapport à la tâche de détection de chiffres, un effet positif de la thérapie que ce soit en termes de temps de réponse qu’en termes d’activation des aires cérébrales de l’anxiété et du réseau numérique. En effet, le groupe anxieux a accéléré ses temps de réponse (seulement de manière marginalement significative) suite à la thérapie sans pour autant commettre plus d’erreurs lors de la vérification de multiplications. Aussi, certaines activations cérébrales liées à l’anxiété ont disparu, à savoir le gyrus parahippocampique, l’insula droite et le gyrus orbito-frontal mais ce, seulement d’un point de vue non statistique. De plus, suite à la thérapie, les participantes anxieuses activent l’AMS et le gyrus angulaire, connus comme étant des aires requérant le langage et la mémoire verbale lors du traitement de multiplications (Dehaene et al., 2003 ; Bohland & Guenther, 2006). Du fait de sa volonté de rendre objectif l’effet d’une thérapie cognitivo-comportementale, cette étude est pionnière dans la littérature et permet de nouvelles ouvertures en termes de performances comportementales et d’activations cérébrales quant au sujet de l’anxiété pour les mathématiques.